CHOISIS, AIMÉS & ADOPTÉS

Ep 1.4-5 :

4 En lui Dieu nous a Élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui ;

5 il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté.


« Les coulisses du salut » nous révèlent la face cachée de notre salut, celle qui se situe dans un temps qui a précédé le temps lui-même, c’est-à-dire avant la fondation du monde. Nous pouvons désigner « Les coulisses du salut » par ces trois mots : « Choisis, Aimés & Adoptés », car ils indiquent les trois actes que Dieu a accomplis longtemps avant notre naissance.


Nous sommes sauvés aujourd’hui, parce ce que nous avons été « Choisis, Aimés & Adoptés » avant la fondation du monde, c’est-à-dire avant que nous ayons fait quoi que ce soit pour le mériter.

Ep 2.8 : Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.


Que nous ayons été choisis, aimés et adoptés, cela ne vient pas de nous, ni de nos efforts, ni de nos mérites, ni de nos œuvres, mais c’est le résultat de la grâce exclusive de Dieu. Et nous avons besoin de voir que cette grâce ne date pas du moment de notre conversion à Christ, elle est antérieure à notre venue à Jésus, lorsque nous avons été exposés à l’évangile selon 2 T 1.9-10 :

9 (Dieu) qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps Éternels,

10 et qui a été manifestée maintenant par la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a réduit la mort à l’impuissance et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile.


Dans ce passage, il y a deux époques : « avant les temps éternels », c’est-à-dire avant la création ; et « maintenant », c’est-à-dire au moment où l’œuvre de Jésus est appliqué à notre vie par l’Evangile. Qu’est-ce qui a été « donnée avant » et manifestée maintenant » ? C’est la grâce ! Cette grâce est peut-être appliquée à notre vie aujourd’hui, mais elle a été donnée longtemps avant.


Nous n’existions pas encore, et Dieu nous a donné sa grâce pour nous sauver. Comment ? En nous choisissant, en nous aimant et en nous adoptant. Mais quand l’a-t-il fait ? Notre texte répond : « Avant la fondation du monde ».


Le passage que nous méditons, utilise deux verbes importants : « élus » (v.4) et « prédestinés » (v.5). C’est ce qui nous amène à vouloir comprendre les doctrines de l’élection et de la prédestination.


Nous avons déjà parlé de l’élection que nous avons définie comme étant « Le choix souverain de Dieu de nous sauver ». Par l’élection, Dieu nous a choisis pour le salut avant la fondation du monde. Nous avons abordé le sujet de la prédestination lors de notre précédente étude, en répondant à deux questions qui se basaient sur le début et la fin du v.5 :


1. Qu’est-ce que la prédestination ?

« Il nous a prédestinés ». Nous l’avons défini ainsi :

« Dans sa souveraineté, Dieu décide à l’avance et fait de telle sorte que se produisent tous les événements qui contribuent à l’accomplissement parfait de sa volonté. »


2. Quelle est l’origine de la prédestination ?

« Selon le bon plaisir de sa volonté ». Nous avons dit que : « La prédestination tire son origine de la décision bienfaisante, souveraine et infaillible de Dieu. ». Nous avons vu qu’il est impossible d’accepter la doctrine de la prédestination si nous ne comprenons pas la vérité de la souveraineté de Dieu. Dans cet article, nous allons répondre à deux nouvelles questions, toujours en rapport avec la prédestination :


3. Quel est le motif de la prédestination ?

« Dans son amour ».

Lorsque Dieu nous a choisis et a décidé à l’avance de nous sauver en faisant de telle sorte que tout contribue à l’accomplissement de sa volonté, il l’a fait uniquement par amour. Mais quel amour ? L’apôtre Jean nous le dit dans sa première lettre :

1 Jn 4.10 : Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’IL NOUS A AIMÉS et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.

1 Jn 4.19 : Pour nous, nous l’aimons, parce qu’IL nous a aimés le premier.


Relisez ces deux versets lentement. Qu’y apprenez-vous ? Eh bien vous découvrez que l’amour de Dieu pour nous n’est pas une réponse à notre amour pour lui, car il nous a aimés le premier, et c’est parce qu’il nous a aimés le premier qu’il a envoyé Jésus mourir à la croix. Alléluia !


C’est à la lumière de cette vérité de l’amour de Dieu pour nous avant la création, c’est-à-dire avant que l’humanité ne vienne à l’existence, que nous devons lire dans Jn 3.16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.


Chez Dieu, l’amour précède toujours le don. C’est longtemps avant la création que Dieu a aimé le monde et a donné son Fils comme « victime expiatoire ». C’est ce que révèle l’apôtre Pierre dans 1 P 1.19-20 (Bible le Semeur) :

19 Non, il a fallu que le Christ, tel un agneau pur et sans défaut, verse son sang précieux en sacrifice pour vous.

20 Dès avant la création du monde, Dieu l’avait choisi pour cela, et il a paru, dans ces temps qui sont les derniers, pour agir en votre faveur.


Notons la différence de temps entre la décision de sacrifier Jésus, et le sacrifice lui-même. La décision a été prise avant la création du monde, et sa mise à exécution dans ces temps qui sont les derniers.

Si la décision de donner le Christ en sacrifice remonte avant la fondation du monde, il en est de même de l’amour de Dieu pour nous : il nous a aimés avant que nous ayons fait quoique ce soit de bon.


4. Quel est le résultat de la prédestination ?

« Á être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ »

Si Dieu nous a choisis et aimés, c’est dans un but précis : afin de nous adopter et faire de nous ses enfants. A ce propos, nous ne devons jamais oublier que la paternité universelle de Dieu est un mensonge. Tous les êtres humains sont des créatures de Dieu, mais tous ne sont pas ses enfants. La Bible enseigne qu’il n’existe que deux familles sur Terre : celle de Dieu et celle du diable, il n’y a rien entre les deux.


Jn 8.44 : Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.

Jésus n’hésite pas à dire à des individus très religieux qu’ils appartiennent à la famille du diable, car celui-ci est leur père. Voyons comment Paul qualifie les enfants de cette famille dans Ep 2.1-3 :

1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,

2 dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres …


Ceux qui ont pour père le diable sont des fils de la rébellion, des enfants de colère et à cause de cela, ils sont morts par leurs péchés, peu importe leur religion. Mais ceux qui ont été élus et prédestinés par Dieu, ont le privilège d’avoir été adoptés par Dieu. Cependant, ils doivent devenir des enfants de Dieu en recevant Jésus comme Seigneur et sauveur de leur vie.


Jn 1.12 : Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.


Pourquoi la foi en Jésus donne-t-elle le pouvoir de devenir enfants de Dieu ? Parce que c’est la foi en la personne de Jésus qui permet de rendre effective l’adoption dont nous avons été l’objet.


Le mot grec pour « adoption » signifie : « donner la place d’un fils ». L’adoption est l’acte juridique et officiel qui fait de ceux que Dieu a choisis (= élus), des membres de sa famille (= enfants). Cette adoption a eu lieu avant la fondation du monde, après que Dieu nous ait élus et qu’il nous ait prédestinés à lui appartenir. Il est toutefois nécessaire de recevoir cette adoption selon Ga 4.4-5 :

4 Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

5 afin qu’il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l’adoption.


L’adoption a été accomplie quand nous avons été élus et prédestinés, avant la création, mais tant que nous ne la recevons pas, nous demeurons des « fils de la rébellion », morts par nos péchés.

Nous pouvons avoir été adoptés quand nous avons été élus par Dieu, mais comme le fils prodigue était un fils mort tant qu’il ne revenait pas à la maison, nous le sommes aussi jusqu’à notre conversion.


Lu 15.24 : mon fils que voici Était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Cette adoption est le fruit de l’amour inconditionnel de Dieu, car notre rébellion nous condamne normalement au jugement, mais Dieu a décidé de nous recevoir comme ses enfants.


1 Jn 3.1 : Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes.

Pourquoi Jean élève-t-il ainsi l’amour de Dieu quand il parle de notre adoption ? Parce que ce n’est que par l’adoption que nous devenons des enfants de Dieu, et que Dieu devient notre Père. Maintenant, notez attentivement ce qui suit :

La nouvelle naissance fait de nous des être spirituellement vivants, capables d’adorer Dieu et d’entendre sa voix pour lui obéir, mais nous pouvons être comme cela sans être pour autant des enfants de Dieu.


Vous ne me croyez pas ? Et pourtant, c’est bien ce que nous apprend la Bible. Vous savez, notre problème, c’est que nous ne réfléchissons pas suffisamment lorsque nous lisons notre Bible. Nous la lisons parfois mécaniquement, mais nous ne prenons pas le temps de la méditer. Méditer veut dire « penser ».


Mais laissez-moi vous indiquer, sans tourner autour du pot, quels sont les êtres qui peuvent adorer Dieu, entendre sa voix pour lui obéir, mais sans être ses enfants : les créatures qui remplissent toutes ces conditions, mais qui ne sont pas des enfants de Dieu : les anges !


Il est vrai que les anges sont appelés « fils de Dieu », qu’ils soient bon ou mauvais. C’est ce que nous apprenons dans Job 1.6 : Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux.


Ils sont fils dans le sens d’avoir été créés par Dieu, mais ils ne sont pas ses enfants dans le sens d’avoir relation tendre avec un père, car cela n’est certainement pas le cas pour les anges déchus et satan.


He 1.5 : Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Ceux qui sont élus et prédestinés ont un privilège exclusif, que ne possède aucune autre créature terrestre ou céleste : ils ont été adoptés pour devenir les enfants bien-aimés du Père Eternel.


Un autre texte dans la Bible dit que certaines créatures adoreront Dieu, sans pour autant être ses enfants. Lisons dans Ap 13.8 : Et tous les habitants de la terre (= les perdus) l’adoreront (l’Antichrist), ceux dont le nom n’a pas été Écrit dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde.


Nous voyons que deux décisions sont prises avant la création du monde : écrire le nom des élus dans le livre de vie, et considérer l’agneau comme déjà immolé.


Nous avons été Choisis, Aimés & Adoptés avant de le mériter en ayant accompli la moindre bonne action. Cela relève de la grâce souveraine et incompréhensible de Dieu. C’est pourquoi Paul déclare dans Ro 11.33 : O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles !


Dans le prochaine article, nous découvrirons d’autres richesses des coulisses de notre salut, en rapport avec notre élection et notre prédestination.


Ne manquez surtout pas la suite...

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