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CONNAÎTRE & HONORER LE NOM DE DIEU

Malachie 3.16 : Alors ceux qui craignent l'Éternel se parlèrent l'un à l'autre ; L'Éternel fut attentif, et il écouta ; Et un livre de souvenir fut écrit devant lui Pour ceux qui craignent l'Éternel Et qui honorent son Nom.

Je ne sais pas si vous pouvez imaginer la scène que décrit le prophète Malachie ici, mais je la trouve remarquable ! Nous apprenons que Dieu écoute attentivement ceux qui parlent de lui. Cela signifie que le Seigneur est intéressé par ce que nous pouvons dire à son sujet. C’est très important parce que les chrétiens parlent de Dieu, soit entre eux, soit à d’autres personnes. Dans notre texte il est davantage question d’un partage entre croyants, alors qu’ils se parlent mutuellement de Dieu.

Le Seigneur écoute donc avec une grande attention, car il veut savoir ce qu’on pense de lui, comment on le perçoit et qu’est-ce qu’on croit à son sujet. Souvenez-vous que nous retrouvons cette attitude chez Jésus pendant l’exercice de son ministère. Nous lisons en effet dans Mc 8.27 : Jésus s'en alla, avec ses disciples, dans les villages de Césarée de Philippe, et il leur posa en chemin cette question : Qui dit-on que je suis ? Jésus, étant l’image de Dieu, veut savoir ce que l’on dit sur lui, alors il écoute…


Mais notre verset dit plus encore : « Et un livre de souvenir fut écrit devant lui », ce qui veut dire que Dieu garde des traces de ce qu’il entend, et il établit un document légal, comme un mémorial, en faveur de ceux qui honorent son Nom. Le verbe hébreu traduit par honorer signifie « réfléchir, penser à et estimer ». Le Nom en hébreu désigne « la réputation, la renommée et la gloire ». Donc, Dieu est attentif à ceux qui réfléchissent et pensent à sa renommée, qui estiment sa gloire et qui en parlent entre eux lorsqu’ils font référence à son Nom.


Il y a ici une leçon importante à retenir : quand nous prononçons le Nom de Dieu, nous témoignons de la connaissance que nous avons de lui. Cela nous amène à la question suivante : Que savons-nous du Nom de Dieu et comment en parlons-nous ? La connaissance d’un individu commence par la connaissance de son nom. Si je vous demande : « Connais-tu... ? » et que je ne suis pas capable de vous donner son nom, vous ne pourrez pas répondre à ma question. De la même façon, ma connaissance de Dieu – et je parle du véritable Dieu qui se révèle dans la Bible – commence par la connaissance de son Nom. Mais tout d’abord, mettons-nous d’accord sur le mot « Dieu » …


Quand nous utilisons le mot « Dieu », nous ne faisons que renvoyer à un objet de foi et d’adoration. Quasiment toutes les cultures et nations du monde possèdent une religion, et vénèrent une forme ou autre de divinité. Mais il ne s’agit pas nécessairement du vrai Dieu, tel que la Bible le dépeint. Cela indique que l’appellation « Dieu » n’est pas un nom, au sens personnel du terme, mais uniquement une appellation pour désigner un être suprême. En outre, cette désignation nous apprend peu de choses sur la personne, le caractère et les agissements de cet être suprême.


Nous trouvons dans les Ecritures une quantité de noms qui ont pour but de révéler Dieu à son peuple. Une seule appellation ne pouvant pas dépeindre adéquatement la grandeur de Dieu, celui-ci a pris soin d’utiliser différents noms pour brosser le tableau le plus complet possible de sa personne. Quelqu’un a dit avec raison qu’un nom ou un mot servant à désigner une personne, impose automatiquement des limitations à celle-ci. Par exemple si un individu est grand, il n’est pas petit. Ou s’il est blond, il n’est pas brun. S’il est ici, il ne peut être ailleurs en même temps. Il y a donc restriction, limitation. Si les cieux des cieux ne peuvent contenir Dieu (cf.1 R 8.27), à combien plus forte raison, un seul nom ne peut le décrire pleinement !


D’une certaine façon, cela est aussi vrai pour les hommes : par exemple, si nous voulons connaître qui était réellement David, nous ne pouvons pas nous limiter à son rôle de roi, il faut également considérer ce qu’il était en tant que berger, soldat, psalmiste, musicien, etc. C’est ainsi que l’Ancien Testament contient plusieurs noms, simples et composés, par lesquels Dieu se fait connaître à nous, en révélant sa personne, son caractère, sa volonté et sa façon d’agir. Maintenant, regardez cette étonnante déclaration de Dieu :

Ps 91.14 : Puisqu'il m'aime, je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.


Connaître le Nom de Dieu favorise la protection divine. N’est-ce pas une raison suffisante pour étudier les Noms de Dieu ? C’est ce que je vous propose dans cette série d’articles : connaître et honorer le Nom de Dieu. Selon la Bible, connaître le nom signifie « entrer dans le secret de la personne qui le porte, la connaître intimement et établir avec elle une relation privilégiée ». C’est en ce sens qu’étudier les noms de Dieu constitue une aventure passionnante, d’autant plus que le Seigneur nous indique dans la Bible les raisons pour lesquelles nous devons les connaître. En plus de celle que contient le Ps 91.14, en voici quatre autres :

1) Nous pouvons nous confier en lui :Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel ! (Ps 9.10)

2) Nous sommes secourus : Notre secours est dans le nom de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. (Ps 124,8)

3) Nous sommes conduits : Quiconque marche dans l’obscurité et manque de lumière, Qu’il se confie dans le nom de l’Eternel, Et qu’il s’appuie sur son Dieu. (Es 50.10)

4) Nous trouvons un refuge : Le nom de l’Éternel est une tour forte ; Le juste s’y réfugie, et se trouve en sûreté. (Pr 18.10)


Cependant, il est important de noter que l’on peut connaître le nom d’une personne, sans la connaître personnellement. Si vous savez que je m’appelle Eric, mais sans que ça aille plus loin, alors vous ne me connaissez pas vraiment ! Vous devez me fréquenter et apprendre à découvrir les multiples facettes de ma personnalité pour prétendre me connaître. De même, connaître et mémoriser les divers noms de Dieu, ne garantit pas que nous le connaissions LUI personnellement.


La connaissance des Noms de Dieu ne doit pas être uniquement cérébral ou théologique, mais elle doit s’enraciner dans notre cœur, afin de nous aider à approfondir notre communion avec le Seigneur. C’est seulement ainsi que nous pourrons mieux le connaître, car chaque Nom de Dieu transporte une révélation de son être, et de sa façon d’agir dans notre vie. Recevons-les par la foi. Intériorisons-les par la méditation, et imprégnons-en notre esprit. Alors, nous commencerons à le connaître. C’est un pas essentiel à la véritable connaissance de Dieu, nous ne devons pas en faire l’économie.


Je tiens à préciser que les Noms de Dieu sont en Hébreux, mais il n’est pas obligatoire de s’en souvenir sous cette forme (même si je vous le conseille), il suffit d’imprégner notre cœur de la vérité qu’ils véhiculent, sans nous attarder sur leur construction linguistique. Si nous relevons leur forme hébraïque, c’est surtout afin de comprendre que lorsque les Israélites entendaient ces différents noms, ils les percevaient dans la pleine signification de leur sens. Je vous propose de diviser notre étude va en deux parties : tout d’abord nous nous pencherons sur les Noms fondamentaux de Dieu, qui apparaissent sous une forme simple ; puis nous nous tournerons vers les Noms d’alliance, qui se caractérisent par leur forme composée.


Un dernier point avant d’entreprendre l’étude en elle-même : il serait intéressant de nous rappeler comment les anciens hébreux traitaient le Nom de Dieu. Pour eux, les différents Noms de Dieu revêtaient un caractère hautement sacré, et ils manifestaient à leur égard une piété que nous avons du mal à comprendre. Cela repose sur le troisième commandement, tel que nous le trouvons dans Ex 20.7 : Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain ; car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.


Les hébreux concevaient les Noms de Dieu comme étant équivalents à sa présence divine. Cela devait avoir un rapport avec ce que Dieu avait dit à Moïse au sujet de l’ange qui allait guider Israël à entrer dans le pays promis. Nous lisons dans Ex 23.20-21 :

20 Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que j’ai préparé.

21 Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix ; ne lui résiste point, parce qu'il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui.


Ainsi le Nom de Dieu était le garant de sa glorieuse personne. Son Nom n’étant pas séparé de sa présence, les hébreux prenaient de nombreuses précautions lorsqu’ils devaient l’utiliser. Par exemple, quand un Scribe, chargé de recopier les rouleaux de la loi mosaïque, devait écrire le Nom de Dieu, il déposait sa plume pour en prendre une autre dont il se servait pour écrire le nom sacré, après quoi il la brisait, afin qu’elle ne serve pas à écrire autre chose, puis il reprenait celle qu’il avait précédemment déposée pour continuer son ouvrage.


La même précaution s’appliquait au domaine oral. Les hébreux considéraient que le Nom de Dieu est tellement saint, qu’ils préféraient ne pas le prononcer, et disait plutôt Hachem ce qui signifie « Le Nom ». C’est d’ailleurs toujours le cas : les juifs orthodoxes disent « Hachem » pour désigner Dieu. Il y a ici un enseignement important pour nous chrétiens : si nous prétendons être le peuple de Dieu, et l’adorer en esprit et en vérité, ne devrions-nous pas révérer le Nom de notre Seigneur bien-aimé et le prononcer avec amour, tendresse et dévotion ? Bien sûr, nous pouvons dire « Dieu » librement, mais faisons-le avec révérence... Passons à la première catégorie de Noms : les fondamentaux.


ELOHIM

Nous trouvons ce premier Nom au tout début de la Bible dans Gn 1.1 : Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Le mot traduit ici par Dieu en hébreux est ELOHIM. Il apparaît plus de 2500 fois dans l’Ancien Testament, et 32 fois seulement dans le premier chapitre de la Genèse. Il faut préciser que ELOHIM n’est pas à proprement parler un nom, car il sert à conceptualiser l’être suprême et tout-puissant. Mais nous allons le considérer comme tel pour les besoins de notre étude. Il sert à désigner Dieu comme celui qui possède la souveraineté et la puissance absolue pour créer et diriger l’univers.


Ce nom est conforme à l’idée que l’on se fait de Dieu généralement, même si certains nient sa participation à l’œuvre de la création. Là où cela devient intéressant, c’est lorsqu’on apprend que ce nom est au pluriel... De même qu’en français, un mot au pluriel se termine par « S », en hébreux, les mots masculins finissent par « IM », Elohim étant le pluriel de EL, mot servant à désigner Dieu. Mais, fait encore plus étonnant, si le nom est au pluriel, le verbe lui, à l’encontre de toutes les règles de grammaire, est au singulier, comme dans ce passage d’Es 45.22 : Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n'y en a point d'autre. Dans ce verset, je suis est au singulier, mais Dieu est au pluriel : ELOHIM, Dieux en hébreux ! Parfois même, le nom au pluriel est associé à un adjectif qui reste au singulier comme dans le Ps 7.11 : Dieu (pluriel) est un juste (singulier) juge, Dieu s'irrite en tout temps. Je parle bien sûr de la version en hébreu.


Qu’est-ce que cela nous apprend ? Qu’il y a une pluralité de personnes au sein de la divinité, comme nous l’avons souligné quand nous avons parlé de la Trinité. Notons encore ce passage clé dans Ge 11.7 : Allons ! Descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Ces paroles ont été prononcées lors de la construction de la tour de Babel. Dieu a prononcé un jugement contre ce projet humain, et il parle de ce qu’il va faire pour y mettre un terme à la première personne du pluriel, ce qui indique bien qu’il y a plusieurs personnes dans la divinité. Cependant, n’oublions pas que s’il y a pluralité de personnes, Dieu demeure UN.


Ce sera toujours le Père, par le Fils, dans le Saint-Esprit. Quand l’un agit, les trois sont impliqués, car il n’existe aucune rivalité au sein de la trinité. Nous parlons quelquefois d’eux en les séparant, afin de mieux expliquer ce qu’ils font, mais ils sont parfaitement unis dans toutes leurs œuvres. Cela est confirmé par ces paroles du Christ dans Jn 14.16-18 :

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.

18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.


Jésus nous a promis le Saint-Esprit qui est venu faire sa demeure en nous. Quand l’Esprit de Dieu est là, c’est comme si Jésus lui-même était présent. L’expression un autre consolateur signifie : quelqu’un qui se tiendra à vos côtés, distinct de moi, mais en tous points semblable à moi. Voyez ce que Jésus ajoute dans les v.19-23 :

19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi.

20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous.

21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui.

22 Jude, non pas l’Iscariot, lui dit : Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ?

23 Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.


Jésus déclare qu’à partir de la Pentecôte, quiconque reçoit le Saint-Esprit, saura qu’il est également l’habitation du Père et du Fils. Ils viennent faire leur demeure dans le croyant par le Saint-Esprit. A la lumière de ce que Jésus déclare dans ces versets, qu’apprenons-nous de la personne de Dieu à travers son nom ELOHIM ? Nous découvrons que si ELOHIM dépeint la toute-puissance et la pluralité des personnes dans la Trinité, ce Nom nous met aussi en rapport avec l’aspect intime de Dieu.


Dieu ne reste pas loin de nous, comme un être trop grand et inaccessible, mais il vient faire sa demeure en nous, afin d’être tout prêt de nous. Dieu veut une communion intime avec ses enfants rachetés par le sacrifice de son Fils à la croix. Et quand nous saisissons la portée de cette réalité spirituelle – Dieu en nous – alors nous pouvons l’adorer réellement. Il n’a pas seulement créé l’univers qu’il dirige souverainement, mais il est concerné par chacun d’entre nous, et nous aime tendrement au point d’avoir élu domicile en nous.

1 Co 3.16 : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?


Nous sommes le temple de Dieu, parce que c’est dans notre corps que réside notre propre esprit, et que c’est dans notre esprit que le Saint-Esprit demeure. Chaque chrétien doit savoir qu’en lui, dans son esprit, réside ELOHIM, et qu’il lui est possible d’entretenir avec Dieu une profonde intimité. Je crois que c’est dans ce but que Dieu a créé l’homme : communier avec lui !

Ge 1.27 : Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.


Ici encore nous nous trouvons en présence de ELOHIM, qui crée l’homme et la femme à son image. Le Nom de Dieu indique donc qu’il est une personne, avec des émotions, un intellect, et une volonté, capable de relation avec une autre personne. Pour beaucoup d’individus, Dieu est impersonnel. Les philosophes se font de Dieu une idée qui est à l’opposé de ce que la Bible dit. Ainsi, Platon croyait que Dieu est la pensée éternelle, à l’origine de tout ce qui est bien dans la nature. Le philosophe allemand Hegel disait que Dieu est aussi impersonnel qu’une image accrochée à un mur, ou une assiette déposée sur une table. Spinoza prétendait que Dieu est « la substance absolue universelle », c'est-à-dire qu’il est semblable à la matière qui nous entoure…


Il s’agit ici d’une vision panthéiste de Dieu, à savoir que la création c’est le créateur, que tous les deux se confondent ! D’autres encore ont prétendu que Dieu est une influence, une énergie ou une puissance remplissant l’univers. Certains vont même jusqu’à dire que Dieu est une idée, un concept, mais sans existence personnelle. Toutefois, en révélant ses noms, et celui d’Elohim, Dieu veut nous appeler à une communion avec lui, car il est une personne, bien plus réelle que nous, une personne qui pense, qui sent, qui réfléchit et qui décide. Une personne qui aime et qui s’attend à être aimée...

Le connaissez-vous ainsi ?


A bientôt...



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