CONNAISSONS-NOUS LE PÈRE ?

Dans cet article, nous allons nous intéresser à une simple question, mais qui revêt une importance capitale : « Connaissons-nous le Père ? ». Bien sûr, il s’agit du Père céleste, le Père de Jésus-Christ, donc de notre Père à nous aussi, si Jésus est notre Seigneur. Pour répondre à cette question, nous allons lire plusieurs versets des Écritures que je commenterai au fur et à mesure.



Hé 1.1-3 :

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

2 Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde,

3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts.


Ce texte précise quels sont les deux principaux modes de révélation de Dieu : les prophètes et le Fils. La révélation par le Fils est supérieure à celle apportée par les prophètes en ce que le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, c’est-à-dire qu’il est la pleine et parfaite manifestation de Dieu.


Si Dieu se manifeste par le Fils, cela implique qu’il est le Père, car il n’y a pas de Fils s’il n’y a pas de Père ! Ceci nous conduit à la question : qu’est-ce que le Fils a révélé en venant dans le monde ? La réponse est donnée dans Jn 17.25-26 :

25 Père juste, le monde ne t’a point connu ; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé.

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux.


Faire connaître ton Nom, c’était faire connaître Dieu en tant que Père. La principale mission de Jésus était donc de révéler le Père. Cela implique que « Détruire les œuvres du diable » (1 Jn 3.8) (maladie, possession démoniaque, mort, etc.) servait à révéler le cœur du Père.


Jn 14.7-9 :

7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

8 Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

9 Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?


Jésus manifestait à tel point le Père, qu’il pouvait dire qu’à travers lui, les disciples connaissaient et voyaient le Père (v.7). Selon le v.9, voir le Fils, c’est voir le Père. Maintenant, regardons comment Jésus parle de Dieu le Père :

Jn 14.10 : 10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres.


Jésus témoigne que ses paroles et ses œuvres ne viennent pas de lui mais sont, en réalité, données et accomplies par le Père. Chaque miracle qu’il faisait, chaque enseignement qu’il donnait, était l’œuvre du Père, et reflétait la nature, le caractère et la volonté du Père.


Quand il guérissait les paralytiques, les aveugles, les sourds-muets, quand il libérait les possédés du démon, quand il ressuscitait les morts, quand il multipliait les pains et les poissons pour nourrir la foule, etc. il révélait pleinement qui est le Père.


Jn 14.28 : Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père ; car le Père est plus grand que moi.


Jésus met le Père en avant en affirmant qu’il est plus grand que lui. Le fait que le Père soit plus grand que lui ne diminue en rien sa puissance divine en tant que Fils, cela signifie juste qu’il lui est soumis et qu’il lui remettra toutes choses à la fin.


1 Co 15.24 : Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.


Quand Jésus dit que le Père est plus grand que lui, il veut dire qu’en retournant au ciel, il va partager avec le Père une gloire plus grande que celle qu’il avait pendant son incarnation.


Mt 11.27 : Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.


Jésus déclare que tout ce qu’il a, lui a été donné par le Père, qu’il dépendait totalement de lui. Il

affirme aussi être le seul à connaître le Père et à le révéler à qui il veut. D’une certaine façon, nous pouvons dire que Jésus n’est pas venu pour révéler Dieu, mais le Père.


C’est ce qui rend l’évangile totalement différent de tout autre système religieux qui prétend nous conduire à Dieu. Jésus ne nous amène pas à Dieu, il nous amène au Père. L’évangile ne parle pas d’un dieu qui cherche des croyants ou des fidèles, mais du Père qui cherche ses enfants.


1 Jn 3.1 : Voyez quel amour le PÈre nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu.


Le monde ne connait pas le Père et il ne le peut pas, parce qu’il ne croit pas en Jésus. Mais quand un individu vient à Jésus, il devient un enfant de Dieu et Dieu devient son Père. C’est par amour que Dieu nous accepte comme ses enfants.


Ro 8.15 : Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !


Paul établit la différence entre les croyants de l’Ancien Testament, et ceux du Nouveau. Autrefois, les croyants avaient peur parce qu’ils étaient animés d’un esprit (mentalité) de servitude (le mot désigne un esclave en grec) pour faire ce que Dieu exigeait. Aujourd’hui, le croyant est animé d’un esprit d’adoption qui les fait crier : Abba (mot d’intimité se rapprochant de papa) Père (Pater qui désigne le géniteur).


Jn 20.17 : Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.


Après sa résurrection, Jésus apparaît à Marie de Magdala qui se précipite sur lui. Quand il lui dit « Ne me touche pas », littéralement c’est : « ne me retiens pas ». Jésus lui demande de cesser de s’accrocher à lui, car il ne monte pas tout de suite au ciel et qu’elle aura encore l’occasion de le voir.


Il l’envoie dire aux disciples qu’il appelle « mes frères » qu’il montera bientôt vers son Père qui est aussi leur Père ! Cela signifie qu’ils appartiennent à la même famille, qu’ils sont unis par le même Père qui est Dieu.


Pour résumer : Jésus est venu révéler le Père et faire de nous des enfants de Dieu par adoption afin que nous soyons en relation avec le Père. Mais avons-nous saisi le sens profond de ce que cela implique pour nous ?


Jn 14.6 : Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Dans ce verset Jésus nous indique un chemin et une destination : il est le chemin et le Père est la destination. Cependant, les chrétiens dans leur majorité, ont fait de Jésus la destination, en même temps que le chemin !


Nous manquons une dimension de la vie chrétienne quand nous oublions que le rôle de Jésus consiste en réalité à nous conduire au Père. C’est pour cela qu’il est mort. C’est pour cela qu’il a commissionné l’église à proclamer l’évangile : afin que des hommes et des femmes de toute culture et de toute race en viennent à connaître Dieu en tant que Père.


MAIS CONNAISSONS-NOUS LE PÈRE ?

Dieu est-il un Père pour nous ? Avons-nous développé une relation avec lui en tant que Père, ou est-il juste notre Dieu ? Savons-nous ce que le Père ressent à notre égard ?


Jn 16.27 : Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.


Ce n’est pas seulement Jésus qui nous aime, mais le Père aussi. Il nous aime personnellement et intensément, tout comme Jésus nous a aimés au point de mourir pour nous. C’était le rôle du Fils de mourir pour nous, sinon le Père l’aurait fait…


Mt 6.6 : Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.


Non seulement le Père nous aime, mais il nous attend dans le secret de notre chambre de prière, désirant passer un moment d’intimité avec nous. Il veut que nous lui ouvrions notre cœur et que nous lui parlions librement, comme un petit enfant parle à son père. Avez-vous parfois l’impression de prier en vain ou dans le vide ? Détrompez-vous : chacune de vos prières sont reçues et conservées par Dieu, comme un parfum de grand prix.


Ap 5.8 : Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.


Nos prières sont conservées dans des coupes d’or, ce qui indique leur grande valeur aux yeux du Père. Dans le ciel, nous découvrirons comment Dieu les a exaucées à notre insu. Le Père est-il concerné par nous ? N’est-il pas trop occupé avec des affaires plus importantes que nous ? Jésus nous apprend que le Père est intéressé par nous bien au-delà de ce que nous pensons.


Mt 10.29-31 :

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux.


Le Père connaît même le nombre de cheveux sur notre tête ; et notre valeur est nettement supérieure à celle des petits oiseaux. Jusqu’à quel point s’intéresse-t-il à nous ?


Mal 3.16-17 :

16 Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre ; L’Eternel fut attentif, et il écouta ; Et un livre de souvenir fut écrit devant lui Pour ceux qui craignent l’Eternel Et qui honorent son nom.

17 Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, Ils m’appartiendront, au jour que je prépare ; J’aurai compassion d’eux, Comme un homme a compassion de son fils qui le sert.


Le Père est attentif à tout ce que nous disons, pensons et ressentons. Il écoute et prend note de tout. Il a compassion de nous parce que nous sommes ses enfants. Il enregistre le moindre de nos soupirs et de nos gémissements. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous pouvons ressentir est pris en compte par lui. Il n’y a pas la moindre indifférence à notre égard chez lui. Voyons jusqu’où cela peut aller :

Ps 56.9 : Tu comptes les pas de ma vie errante ; Recueille mes larmes dans ton outre : Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ?


Il compte nos pas (= il connaît chacune de nos expériences), il recueille toutes nos larmes dans son outre, lorsque nous souffrons, que nous gémissons et que nous prions. Il inscrit même nos larmes dans le livre qu’il tient sur nous.


Ap 14.1 : Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.


Finalement, à la fin des temps, ceux et celles qui seront avec l’agneau, ce sont ceux qui ont le nom du Père gravé sur leurs fronts. Cela signifie qu’ils auront pris appui sur le Père tout au long de leur vie, ils lui seront restés attachés, qu’ils auront vécu dans son intimité avec amour et confiance. Comprenez-vous maintenant pourquoi cette question est d’une importance capitale : Connaissons-nous le Père ?


A Bientôt...