DIEU AURAIT-IL CHANGÉ ?

Ce que le chrétien peut être et ce qu'il est réellement, sont deux choses différentes. Ce que je veux dire, c’est qu’il y a trop souvent une distance énorme entre ce que Dieu nous propose dans sa Parole, et ce que nous expérimentons. Ceci n'est pas seulement vrai pour les incrédules qui ne croient plus dans la puissance de Dieu, mais ça l’est aussi pour des multitudes de chrétiens qui professent croire tout ce qui est écrit dans la Bible.

Pourquoi ?

C’est la grande question que je me pose. Et je me la pose d’autant plus qu’il n’y a jamais eu une époque où l’enseignement biblique est si facilement accessible, où les Bibles d’études (celles qui sont remplies de notes explicatives et de divers outils pour en favoriser l’étude personnelle !) se multiplient à grande vitesse, où les livres sont abondamment diffusés...


Tout ceci implique que la connaissance de la Bible et de ce qu’elle enseigne est à la portée de tout croyant qui souhaite mieux connaître la Parole de Dieu. J’ai même envie de dire qu’il est possible aujourd’hui de faire une overdose d’enseignement biblique ! Aucun chrétien, sauf peut-être dans les pays où le christianisme est rejeté ouvertement, ne peut prétendre ne pas avoir accès à la connaissance du plan de Dieu révélé dans la Bible.


Le problème, c’est que parallèlement à l’augmentation de la connaissance biblique, il y a une baisse significative de l’expérience de la puissance de Dieu ! J’ai évoqué cela dans mon article « Les Temps de rafraîchissement » que je vous invite à lire, si cela n’a pas été fait. Que les choses soient claires : non seulement je crois dans la réalité de la puissance tangible de Dieu par la manifestation du Saint-Esprit, mais j’affirme que nous chrétiens, nous avons aujourd’hui un urgent besoin d’expérimenter cette puissance !


Si vous lisez mes articles et visionnez mes vidéos, vous savez combien j’affectionne la Parole de Dieu. Vous savez également que je fais de mon mieux pour promouvoir l’enseignement de la Bible. Je suis un fervent étudiant des Ecritures. Je l’enseigne avec passion. Ma vie est consacrée à cet appel que j’ai reçu du Seigneur alors que je n’avais que 19 ans. Je mets un point d’honneur à scruter attentivement la Parole, et je n’hésite jamais à vérifier la validité de ma compréhension personnelle de la Bible auprès des experts bibliques. Je lis leurs commentaires et leurs travaux d’exégèse. Sincèrement, je ne ménage pas mes efforts...


Mais il y a une chose que je n’oublie pas : ce n’est pas l’érudition qui fera la différence dans une vie, mais c’est l’expérience de la puissance de Dieu ! Je le répète : nous avons besoin de temps de rafraîchissement de la part du Seigneur, nous avons besoin d’être visités par Dieu, nous avons besoin d’être touchés par la puissance du Saint-Esprit. Si vous n’en êtes pas conscient, si cela ne vous interpelle pas, vous pouvez arrêter la lecture de cet article immédiatement, car ce que je vais dire ne vous concerne pas.


Si vous êtes satisfait de votre justesse doctrinale parce que vous avez suivi un cursus théologique quelque part, si vous avez lu de nombreux ouvrages doctrinaux, si vous êtes membre d’une congrégation qui ne croient pas dans les dons spirituels (le parler en langues, la prophétie, les dons de guérison, etc.), ce que je vais partager ne vous intéressera pas. Par contre, je vais proposer à celui qui décide de continuer la lecture, de « sortir de la barque du christianisme politiquement correct pour marcher sur la mer agitée de l’expérience spirituelle » ...


Cela ne veut pas dire que nous devons croire et faire n’importe quoi, bien sûr que non ! Mais je crois qu’il est contre-productif de se contenter d’une doctrine juste (du moins « juste » à nos yeux !), et de se fermer à toute expérience tangible de la puissance de Dieu. Si tout ce que nous avons, c’est une orthodoxie en bonne et due forme, alors nous n’avons qu’une religion. Il nous manque l’essentiel : l’expérience de la plus haute réalité dans l’univers, c’est-à-dire la puissance de Dieu. Regardez ce que la Bible dit à ce propos, et je vous en prie, ne faites pas l’économie de cette lecture, lisez tous les passages suivants :

Ro 1.16 : Car je n'ai point honte de l'Evangile : c'est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit...

1 Co 4.20 : Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance.

Ro 15.13 : Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit !

1 Co 2.4-5 :

4 Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance,

5 afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.

2 Co 4.7 : Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.

Ep 1.19 : Quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.

Ep 3.20 : Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons.

Col 1.11 : Fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

1 Th 1.5 : Notre Evangile ne vous a pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l'Esprit-Saint, et avec une pleine persuasion.

2 Th 1.11 : C'est pourquoi aussi nous prions continuellement pour vous, afin que notre Dieu vous juge dignes de la vocation, et qu'il accomplisse par sa puissance tous les desseins bienveillants de sa bonté, et l'œuvre de votre foi.

2 T 1.8 : N'aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier. Mais souffre avec moi pour l'Evangile, par la puissance de Dieu.


Ça fait beaucoup ? Et encore, ce n’est qu’une sélection à partir des seules épitres de Paul. Autant vous dire que ces versets ne constituent qu’un échantillon de tout ce que la Bible dit sur la puissance de Dieu. Ce que je relève à partir de cette liste, c’est que, selon Paul, la vie chrétienne tout entière devrait être vécue dans, par, avec et à cause de la puissance de Dieu. Cela commence par la puissance que contient l’Evangile, et qui est démontrée par les manifestations du Saint-Esprit. Cela se poursuit par les diverses expériences de cette puissance pour transformer notre vie et la conformer à la volonté de Dieu pour nous. Et cela culmine dans la possibilité de la souffrance, laquelle souffrance devrait être vécue par la puissance de Dieu.


Franchement, pouvons-nous imaginer vivre notre vie chrétienne sans la puissance de Dieu ? C’est juste impensable ! Certains essaient de le faire, mais c’est impossible. Nous avons besoin de cette puissance divine. Elle nous a été acquise par le prix de notre rédemption. Elle est contenue dans la personne du Saint-Esprit. Elle nous est accessible en tant que cohéritiers de Christ. Mais alors, pourquoi n’en faisons-nous pas davantage l’expérience ? Dieu aurait-il changé ? A en croire certains enseignants bibliques : oui, Dieu a une volonté différente pour nous que pour les premiers chrétiens...


Cette théorie de la différence d’action de Dieu pour les croyants d’aujourd’hui, par rapport aux croyants de la première génération, s’est tellement développée, et a tellement infiltré le milieu évangélique, qu’elle possède même sa propre étiquette pour l’identifier : le cessationisme ! En avez-vous entendu parler ? En voici une définition : Dans la théologie chrétienne, le cessationisme est la position théologique selon lequel les miracles et les dons du Saint-Esprit, comme la glossolalie, la prophétie ou la guérison, ont cessé très tôt dans l'histoire de l'Église. (Wikipédia).


Je n’ai pas l’intention d’argumenter sur cette théorie qui, en toute honnêteté, est une négation de la souveraineté absolue et intemporelle de Dieu. Je dirai juste que quiconque ne croit pas dans le caractère contemporain des manifestations du Saint-Esprit au travers des dons spirituels, celui-là a enfermé Dieu dans le passé, et lui refuse l’accès au présent. Il déclare en somme : « Dieu est désormais absent, gardons un bon souvenir de lui... ».


J’écris pour celui ou celle qui croit ce que dit Ja 1.17 : Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. Si vous accepter cette affirmation de Jacques, alors oui, c’est à vous que je m’adresse. Notre Dieu n’a pas changé. Il est le même pour l’éternité. Il n’existe pas de « temps de miracles » qui appartiendrait au passé. C’est un des pires mensonges que satan veut que nous croyons. Le temps des miracles est toujours d’actualité, car Dieu est le Dieu des miracles. Il rend toujours possible l’impossible, et il le fait par sa puissance !


Quand en parlant des apôtres, Hé 2.4 déclare : « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. », il n’est pas question de limiter les démonstrations de puissance à la période apostolique, car l’histoire de l’Eglise prouve qu’il y a toujours eu des miracles et des manifestations du Saint-Esprit. La parade de certains cessationistes, c’est de dire que les miracles après l’ère apostolique, étaient des contrefaçons, qu’ils n’avaient pas pour source le Saint-Esprit...


C’est très hasardeux de faire de telles affirmations ! Qui sommes-nous pour décider que les miracles qui n’ont pas été accomplis par Pierre, ou Paul, ou un des autres apôtres, ne sont pas de vrais miracles ? Aujourd’hui encore, certains affirment que le don des langues n’est plus authentique, que cela n’est pas produit par le Saint-Esprit ! Alors, bien sûr, ils vont présenter toutes sortes d’arguments qu’ils tentent de faire reposer sur la Bible, afin de proclamer que plus personne ne parle en langues aujourd’hui...


Mon but n’est pas de montrer que ces théories n’ont aucune base solide, car le Saint-Esprit distribue toujours ses dons, n’en déplaise aux partisans du cessationisme, mais je voudrais juste souligner une des conséquences majeures d’une telle position : celle qui consiste à croire que, en définitive, le diable est beaucoup plus fort que Dieu, car lui, il continue de tromper et de détruire des vies, alors que Dieu ne fait plus rien de surnaturel, étant retenu prisonnier dans le passé...


S’il n’y a plus de dons spirituels, s’il n’y a plus d’interventions surnaturelles, alors Dieu est devenu « obsolète » et « inopérant » ! Dieu n’est plus d’actualité s’il ne distribue plus de dons par le Saint-Esprit. Si nous ne pouvons plus nous attendre à des manifestations de l’Esprit, nous ne sommes plus l’Eglise. Nous sommes un mausolée, nous sommes devenus un mémorial, mais nous ne sommes plus l’Eglise ! Hélas, beaucoup de congrégations sont aujourd’hui des mausolées : il n’y a plus rien de vivant en elles...


Beaucoup de chrétien ont « jeté le bébé avec l’eau de la bassine » ! vous connaissez cette expression n’est-ce pas ? C’est une façon de dire que dans le but de se protéger de ce qui est mal, on en arrive à se priver totalement de ce qui est bien. Plusieurs, sous prétexte qu’il y a eu des dérives ici et là, ont décidé qu’il fallait tirer un trait sur tout ce qui avait un aspect surnaturel.


C’est étrange, mais de nombreux chrétiens croient davantage au surnaturel satanique qu’au surnaturel divin. Ils n’ont aucun mal à accepter que le diable se manifeste dans certaines situations, mais ils refusent de croire que Dieu soit actif de façon tangible lorsque cela est nécessaire. Si le christianisme perd son cachet surnaturel, il ne sert plus à rien. Il est vide. Et cela n’a jamais été le plan de Dieu. Regardez plutôt comment Dieu veut être avec son peuple :

So 3.17 : L'Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d'allégresse.


La volonté de Dieu n’a jamais (et j’ajouterai : ne sera jamais !), que le christianisme se réduise à des rituels sans vie et à des beaux discours. Non ! Dieu veut manifester sa puissance, il veut être le héros qui sauve. Il veut guérir ceux qui souffrent. Il veut délivrer ceux qui sont captifs. Il veut transformer les ténèbres en lumière, la tristesse en joie, l’angoisse en paix. Il veut répandre sur notre vie une onction vivifiante. Il veut que nous vivions dans une communion profonde avec lui. Il veut que nous voyons sa grâce et sa force mettre un terme aux attaques de satan contre nous. Il veut se révéler dans sa gloire.


Quelle est votre vision de Dieu ? Qui est-il pour vous ? Comment le percevez-vous ? Le voyez-vous différent ce qu’il est dans les pages de la Bible ? Si c’est le cas, alors vous ne le voyez plus tel qu’il est. Vous avez subi une influence qui ne puise pas sa source en lui. Vous avez cessé de croire dans la révélation qu’il donne de sa personne. Ne vous y trompez pas : Dieu est comme il dit être dans la Bible ! Il est plein de miséricorde, de patience et de bonté, mais il est également tout-puissant. Son mode d’action n’a pas changé pour l’Eglise. Il n’a pas décidé que dorénavant, les diplômes de théologie remplaceraient la manifestation de sa puissance...


Imaginez qu’un individu très malade, à la fin du 1er siècle, se rend péniblement à la maison du dernier apôtre encore en vie, je veux bien sûr parler de Jean, afin d’être guéri par lui, mais qu’en arrivant à la porte, on lui dise : « Désolé mon ami, l’apôtre Jean vient de mourir, il y a tout juste vingt minutes ! Tu arrives trop tard, il n’y a plus de guérison possible... ». Ce serait pathétique, n’est-ce pas ? Eh bien il est tout aussi pathétique de dire : « Aujourd’hui, il n’y a plus de dons spirituels, car c’était réservé à l’église du temps des apôtres ! Contentez-vous d’étudier votre Bible maintenant... » Je sais que c’est dit un peu brutalement, mais l’attitude qui s’inspire du cessationisme véhicule le même message : « C’est trop tard pour les miracles, il n’y en a plus de nos jours, Dieu veut juste que vous étudiez votre Bible... ».


Dieu aurait-il changé ?

Ce n’est pas une question de position doctrinale, c’est une question d’honnêteté. Si nous croyons dans la puissance de Dieu et dans l’opération des dons spirituels, ce n’est pas par loyauté à une théologie particulière, mais c’est par fidélité à ce qui est simplement écrit dans la Bible : Dieu est tout-puissant, et il désire accomplir des signes, des miracles et des prodiges ! Il désire répandre son onction sur nous. Il veut que nous soyons immergés dans la puissance du Saint-Esprit. La Bible le dit. Moi je le crois.

Et vous ?...


A bientôt...




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