LÀ OÙ TOUT COMMENCE : LA NOUVELLE NAISSANCE N°2

Mis à jour : mars 20


Nous poursuivons notre découverte du plus grand miracle que puisse vivre un être humain : la nouvelle naissance, c’est-à-dire l’introduction dans le royaume de Dieu par la régénération spirituelle.


Dans l’article précédent nous avons répondu à la 1ère question au sujet de la nouvelle naissance, à savoir : Pourquoi la nouvelle naissance est-elle importante ?

Nous avons commencé à répondre à la seconde : Comment a lieu la nouvelle naissance ?

Nous avons considéré la première vérité fondamentale qui lui est associée : il s’agit d’une purification spirituelle. Penchons-nous maintenant sur la seconde vérité fondamentale :


Deuxièmement, la nouvelle naissance est l’œuvre exclusive de Dieu, par l’Esprit Saint. Ce qui signifie que nous n’avons absolument aucune part dans notre régénération spirituelle.


C’est ce que veulent dire ces paroles de Jésus à Nicodème dans Jn 3.8 (Parole Vivante) : Le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. De même, tu ne saurais dire comment un homme renaît du souffle de l’Esprit.


Tout comme personne ne peut exercer de contrôle sur le vent, de même, aucun individu ne peut produire la nouvelle naissance. L’Esprit de Dieu agit souverainement en la matière.


Si nous ne pouvons pas nous faire naître dans le domaine naturel et physique, nous ne le pouvons pas non plus dans la sphère spirituelle. Dieu seul est l’auteur de notre renaissance :

Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans son grand amour, il nous a fait naître à une vie nouvelle, grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour nous donner une espérance vivante. (1 Pi 1.3 Le Semeur).

Il n’y a donc aucune recette pour provoquer la nouvelle naissance, aucune méthode permettant d’y accéder. Il faut que Dieu l’initie souverainement par son Esprit.


Cela nous mène à la conclusion suivante : la nouvelle naissance n’est pas quelque chose que nous pouvons quantifier, qualifier et analyser selon des critères humains. Elle sera différente selon les individus : pour certains elle sera instantanée, pour d’autres elle sera progressive.

Elle peut être spectaculaire ou discrète, mais seul le Saint Esprit est en mesure de la produire.


Cependant, si nous ne pouvons pas la délimiter scientifiquement, nous sommes capables d’en constater les effets. C’est l’objet de notre troisième question.


1. Quels sont les signes que la nouvelle naissance s’est produite ?


En d’autres mots, n’est pas « né de nouveau » celui prétend l’être, mais celui qui en porte les fruits. Cela implique que dans une authentique régénération spirituelle, il doit y avoir des effets dont on peut témoigner.


C’est de cela que le Christ a parlé lorsqu’il a dit : « Le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit ». On ne voit pas le vent, mais on l’entend et on le sent. Il y a donc des signes de son action. C’est la même chose en ce qui concerne la nouvelle naissance.


Qu’est-ce qui indique qu’une personne est née de nouveau ? Il existe plusieurs signes prouvant une régénération spirituelle, que nous réunirons en trois grandes catégories et qui sont en rapport avec la relation que le croyant entretient avec Dieu, la communauté chrétienne et le monde. Elles se déclinent de la façon suivante :


a) La connaissance de Dieu.

L’individu qui est né de nouveau entre dans une connaissance intérieure de Dieu, c’est-à-dire qu’il possède profondément à l’intérieure de lui ce témoignage intime que Dieu est réel et présent dans sa vie.


Il ne parvient pas à l’expliquer logiquement, tout ce qu’il peut dire c’est qu’autrefois, Dieu était un parfait inconnu, absent de sa vie, mais que depuis il est devenu réel et intimement présent. Il se rend compte qu’une louange remplit son cœur, et s’exprime spontanément par sa bouche.

Cette connaissance se manifeste par une relation à double sens où le partage de paroles, de pensées et de sentiments nouveaux entre Dieu et lui grandit au fil du temps. Jésus présente ce vécu de la façon suivante dans Jn 17.3 : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.


b) Les pratiques spirituelles communautaires.

Celui qui est né de nouveau éprouve un nouvel attrait pour les choses de la vie spirituelle. Il a envie de se rendre à l’église afin d’y rencontrer d’autres croyants, d’entendre l’enseignement des Ecritures, et de participer aux activités de sa congrégation.


Il ressent une douce aspiration pour les disciplines spirituelles telles que : la prière, la lecture de la Bible, le partage de sa foi, la communion fraternelle. C’est ce que nous constatons chez tous ceux et celles qui sont spirituellement régénérés, comme ce fut le cas dans la première église :


« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. (Ac 2.42).

Ce second aspect de la régénération spirituelle est très important, car aujourd’hui, beaucoup de croyants pensent qu’Internet a remplacé les rassemblements de l’église locale.


J’ai bien peur que les croyants qui fuient l’église locale pour diverses raisons (blessures, frustration, méfiance, etc.) ne se rendent pas compte qu’ils indiquent l’absence de fruits découlant de la régénération spirituelle.


Si, par exemple, « les blessures passées » empêchent un croyant d’aller à l’église, il démontre que son véritable Seigneur, ce n’est pas Jésus-Christ, mais ses blessures auxquelles il soumet sa vie...


Il y a une guérison à vivre, une restauration de la suprématie de Jésus qui doit avoir lieu, afin de revenir à ce que Jésus a prescrit : un croyant qui a la vie de l’Esprit en lui, est un membre d’une église locale.

Que personne ne se laisse tromper par satan qui fait tout ce qui est possible pour éloigner les croyants de l’église locale, et leur faire croire en même temps que les raisons qu’ils invoquent viennent de Dieu, alors qu’elles viennent en réalité du royaume des ténèbres.


c) La vie conforme à l’éthique biblique.

Le croyant régénéré cherche à vivre selon les normes de sanctification telles qu’elles sont définies dans les Ecritures. Sa nouvelle nature rend sa conscience plus sensible qu’autrefois lorsqu’il ne connaissait pas Dieu.


Ce qui lui paraissait jadis normal, le gêne maintenant qu’il a de nouveaux centres d’intérêts. Il s’implique dans une vie citoyenne normale, mais loin des pratiques coupables du passé, ce qui peut étonner ou irriter ceux qui l’ont connu avant qu’il naisse de nouveau. L’apôtre Pierre en parle ainsi dans 1 P 4.3-4 (Le Semeur) :

3 C’est bien assez, en effet, d’avoir accompli dans le passé la volonté des païens, en vous adonnant à la débauche, aux passions mauvaises, à l’ivrognerie, aux orgies, aux beuveries et aux dérèglements associés aux cultes idolâtres.


4 Maintenant ils trouvent étrange que vous ne vous précipitiez plus avec eux dans la même vie de débauche, et ils se répandent en calomnies sur vous.


Pour conclure, il ne faudrait pas oublier que, même si ces trois signes sont nécessairement présents dans la vie des croyants nés de nouveau, nous devons nous garder de tout stéréotype.


Cela veut dire que chaque chrétien manifestera sa nouvelle vie à un rythme et à des degrés différents. L’intensité ne sera pas la même pour tous, et certains iront plus vite, plus loin, avec davantage de zèle que les autres dans les domaines si variés de la « vie éternelle ».


Toutefois, si la régénération a réellement eu lieu, la nouvelle nature nous fera tendre vers ces choses, quelque soient la sensibilité qui nous anime et la façon dont nous nous y prendrons. Mais une chose est certaine : avec la nouvelle naissance ou la régénération, nous sommes sur la ligne de départ du processus de transformation.


C’est là, en effet, que tout commence. Si la nouvelle nature est en nous, et que nous apprenions à coopérer avec elle, en lui laissant davantage de place dans nos vies, nous serons alors en mesure de voir de profonds changements intervenir là où nous pensions que ce n’était pas possible.

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