LE SEIGNEUR DE LA TEMPÊTE

Il y a des versets dans la Bible qui ont un impact particulier sur notre esprit, et je crois que celui que nous allons lire en fait partie. Hé 13.5 : Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, ce verset a toujours été une source de profond encouragement dans les situations difficiles de la vie.

Nous sommes en présence d’une des plus précieuses promesses de la Bible, car Dieu nous promet de ne jamais nous abandonner, quelles que soient les circonstances. Or, le récit où les disciples durent affronter une tempête, juste après la multiplication des pains, illustre bien comment Dieu tient cette promesse. Nous le trouvons dans Mt 14.22-27 :

22 Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.

23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, il était là seul.

24 La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire.

25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

27 Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur !


En examinant ce texte, nous voyons trois principes spirituels qui nous rappellent pourquoi le seigneur ne nous délaisse jamais. Je veux les partager avec vous en toute simplicité dans cet article. Voici quels sont ces trois principes :


1. Jésus nous voit même quand nous, nous ne le voyons pas.

Tout d’abord, plaçons le contexte. Si vous lisez l’ensemble du chapitre, vous découvrirez que Jésus y accomplit le miracle de la multiplication des pains et des poissons. Après qu’il ait réalisé ce prodige pour nourrir la foule de plus de 5000 personnes, les gens ont vu en Jésus un nouveau Moïse, et ils voulaient le couronner comme roi.


Jésus aurait pu être un grand héros politique, parce que le peuple croyait à cette époque que le Messie ferait exactement ce que Moïse avait fait, à savoir : leur donner du pain du ciel. Mais Jésus ne voulait pas devenir le messie politique d’Israël. Notre texte dit qu’il fait donc partir les disciples pendant qu’il renverrait la foule, afin de faire avorter leur projet de le proclamer roi d’Israël.


Après avoir renvoyé la foule, alors que Jésus s’était retiré sur la montagne pour prier seul, les disciples étaient occupés à traverser le lac en barque selon l’ordre de Jésus, mais ils se retrouvèrent ralentis par une sorte de tempête. D’après Jn 6.19, la barque des disciples se trouvent à 5 ou 6 km du rivage, et en raison du mauvais temps, elle n’est plus sous leur contrôle, car le texte dit dans :

Mt 14.24 : La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire.


La mer est déchaînée, et la situation semble désespérée. Quelques temps plus tôt, ils avaient été surpris par une tempête similaire, mais Jésus était avec eux dans la barque, et il calma la tempête (Mt 8.26). Mais à présent la situation est différente, Jésus n’est pas dans la barque avec eux, et il est à des kilomètres sur la montagne. En plus, même s’il savait ce qui leur arrivait, comment pourrait-il venir les aider ?


Mais les disciples ne savaient pas que lorsque Jésus était sur la montagne, il pouvait les voir et qu'il connaissait précisément ce qu’ils étaient en train d’endurer. Jésus savait où ils étaient même si eux, ils ne pouvaient pas le voir. Dans leur barque malmenée par la tempête, les disciples ne voyaient pas Jésus assis en train de prier quelque part en haut de la montagne, mais lui, il les voyait parfaitement.


C’est une image intéressante pour nous aujourd’hui. Lisez attentivement ce qui suit : dans les tempêtes de la vie, parfois, nous ne pouvons pas voir Dieu, mais ce n'est pas aussi important que le fait que Dieu lui nous voit. Relisez cette phrase encore une fois, et arrêtez-vous un court moment pour peser chaque mot : dans les tempêtes de la vie, parfois, nous ne pouvons pas voir Dieu, mais ce n'est pas aussi important que le fait que Dieu lui nous voit.


Regardez ce que déclare Job 34.21 : Car Dieu voit la conduite de tous, Il a les regards sur les pas de chacun. Dieu voit parce que Dieu regarde. Il regarde les pas de chacun. Il regarde vos pas, et il sait s’ils sont pénibles. Regardez cet autre texte dans Pr 15.3 : Les yeux de l’Eternel sont en tout lieu, Observant les méchants et les bons. Existe-t-il un endroit qui soit caché aux yeux de Dieu ? D’après ce verset : NON ! Les yeux de Dieu sont partout. Il voit absolument tout !


N’est-il pas vrai que nous avons parfois l'impression que Dieu nous cache son visage, et qu’il ne fait pas attention à nous ? C’est l’impression que nous avons quelques fois, surtout lorsque la vie de nous fait pas de cadeau, et semble s’acharner contre nous. Je pense que tous, nous avons fait au moins une fois ce genre d’expérience désagréable, n’est-ce pas ? Mais si nous ne voyons pas le visage de Dieu, lui il nous regarde même quand nous ne pouvons pas le voir. En voici une preuve :

Ex 3.7 : L’Eternel dit : J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs. Les enfants d’Israël ne voyaient pas Dieu dans leur détresse, alors qu’ils gémissaient sous les coups de leurs cruels maîtres. Mais Dieu, lui, les voyait et les entendait. C’est la même chose pour nous : il sait toujours ce que nous subissons et quelle est la nature de notre tempête...


Absolument rien ne peut empêcher Jésus de nous secourir dans les tempêtes que nous traversons : ni la distance, ni la force du problème, ni la cruauté de satan. Jésus nous voit en tout temps. Aucune tempête ne peut lui faire obstacle. Rien ne peut l’arrêter. Il viendra à notre secours, car il en est parfaitement capable. Passons maintenant au deuxième principe :


2. Être dans la volonté de Dieu n’empêche pas la tempête.

Savez-vous que les disciples étaient exactement là où Jésus voulaient qu’ils soient : dans la barque pour traverser le lac ? Comment le savons-nous ? Eh bien parce que le v.22 dit qu'Il les obligea à monter dans un bateau pour passer sur l’autre rive. C’est donc ce qu’il voulait pour eux.


Les disciples étaient bien au centre de la volonté de Dieu lorsqu'ils ont fait face à la tempête qui empêchait leur barque d’avancer. Et c’est aussi ce qui nous arrive parfois quand nous obéissons au Seigneur. Nous croyons à tort que si nous sommes dans la volonté de Dieu, alors, tout doit être toujours tranquille. S’il y a un conflit dans le couple, ou un litige dans le travail, nous doutons d’être dans la volonté de Dieu. Des questions de ce genre font alors surface dans notre esprit : « Peut-être ne me suis-je pas marié avec la bonne personne ou ne suis-je pas à ma place dans ce travail ? ».


Mais n’oublions jamais que parfois, les plus grandes tempêtes de la vie nous surprennent alors que nous obéissons à Dieu. C’est pourquoi l’apôtre dit dans 1 P 3.17 : Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. Être dans la volonté de Dieu, c’est faire ce qui est bien, mais cela n’empêche pas la souffrance. Et Pierre nous dit qu’il vaut mieux souffrir dans la volonté de Dieu, qu’être « à l’aise » en dehors de sa volonté.


Il ajoute même dans 1 P 4.12 : Mes bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire. Pierre nous dit qu’il ne faut pas être étonné d’être dans la tempête. Cela arrive à tous les croyants, et même à tous les humains, car nous vivons dans un monde déchu.


Mes amis, vous traversez des tempêtes aujourd'hui, non pas parce que vous êtes hors de la volonté de Dieu. Non ! C’est le contraire : c’est parce que vous êtes dans la volonté de Dieu que la tempête peut être si féroce... Je comprends que cela paraît paradoxal, mais c’est ainsi que les choses se passent, et Dieu ne nous le cache pas, il le dit clairement dans sa parole. Cela nous amène à notre troisième principe :


3. Le Seigneur peut se cacher derrière ce qui nous fait peur.

Pour comprendre ce que je veux dire, relisons Mt 14.25-26 :

25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.


Il faut savoir qu’à cette époque, et dans cette culture, la nuit était divisée en quatre périodes que l’on nommait « veille ». La première veille va de 18h00 à 21h00, et correspond au moment où Jésus renvoie la foule, pour monter ensuite seul sur la montagne, et y passer du temps dans la prière. La deuxième veille va de 21h00 à minuit. La troisième, de minuit à 3h00 du matin, et la quatrième, de 3h00 à 6h00 du matin. C’est donc dans ce dernier laps de temps que Jésus décide d’aller à la rencontre des disciples.


Pourquoi Jésus a-t-il attendu au dernier moment pour aller aider ses disciples ? Pour la même raison qu’il a attendu que Lazare soit mort depuis quatre jours avant d’aller à Béthanie : afin de manifester sa gloire ! On le dit souvent, mais il est bon de le rappeler : si Jésus n’est jamais en retard, il n’est non plus jamais en avance ! Il agit toujours selon sa sagesse infinie, afin de glorifier son nom par une intervention encore plus grandiose. Jésus ne perd jamais le contrôle. Jamais !


Tout d’abord, Jésus décide de venir en aide à ses disciples, et s’approche de leur barque en marchant sur la mer déchainée. Mais ils ne le reconnaissent pas, et croient voir un fantôme. Ils ne savaient pas que la chose qui leur faisait peur, était en fait leur Seigneur et maître qui venait les sauver et les réconforter. Alors ils crient de peur, croyant voir un esprit malfaisant...


Parfois, nous recevons des nouvelles qui nous font peur. Certaines choses, aussi soudaines et qu’inexplicables, surgissent dans notre vie, et nous effraient, comme c’est le cas actuellement avec la menace sanitaire. Mais ce que nous oublions, c'est que dans ces moments d’insécurité et de souffrance, c’est en réalité Dieu qui vient près de nous, et qu’il est hautement capable d’utiliser tout événement négatif pour changer positivement votre vie.


Vous souvenez-vous de ce que Job a confessé à la fin de son livre ? Nous lisons dans Job 42.5 : Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. Cela signifie qu’il faut parfois une dure épreuve pour que nous voyons réellement qui est notre Dieu ! Nous découvrons que ses bras sont capables de nous envelopper, et que ce que nous craignons peut aussi devenir un moyen que Dieu utilise pour notre perfectionnement et notre sanctification. Il y a dans la Bible deux parfaits exemples de situations désastreuses derrière lesquels Dieu se tient pour que toutes choses aillent dans le sens de sa volonté. Le premier de ces exemples, c’est celui de Joseph dans Gn 45.4-8 :

4 Joseph dit à ses frères : Approchez-vous de moi. Et ils s’approchèrent. Il dit : Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Egypte.

5 Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m’avoir vendu pour être conduit ici, car c’est pour vous sauver la vie que Dieu m’a envoyé devant vous.

6 Voilà deux ans que la famine est dans le pays ; et pendant cinq années encore, il n’y aura ni labour, ni moisson.

7 Dieu m’a envoyé devant vous pour vous faire subsister dans le pays, et pour vous faire vivre par une grande délivrance.

8 Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu ; il m’a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d’Egypte.


Nous connaissons l’histoire n’est-ce pas ? Si vous l’ignorez, lisez les chapitres 37 à 50 de la Genèse. Nous voyons que Joseph a été vendu comme esclave par ses propres frères, mais il reconnait que cela faisait partie du plan parfait de Dieu pour sauver sa famille de la famine douze ans plus tard. La confession de Joseph est importante dans le v.8 : « Ce n’est donc pas vous qui m’avez envoyé ici, mais c’est Dieu ». En d’autres termes : « Dieu se cachait derrière vos mauvais traitements... ». Joseph a fait preuve d’une haute perception spirituelle pour arriver à une telle conclusion. Que Dieu nous équipe de la même perception, nous en avons tant besoin...


Le second exemple, c’est celui de l’apôtre Paul qui est malmené par les juifs alors qu’il se trouvait dans le Temple de Jérusalem, au point où il a dû passer deux ans en prison à Césarée, avant de se rendre à Rome. Mais nous lisons dans Ac 23.11 : La nuit suivante, le Seigneur apparut à Paul, et dit : Prends courage ; car, de même que tu as rendu témoignage de moi dans Jérusalem, il faut aussi que tu rendes témoignage dans Rome. Le Seigneur montre à Paul qu’il était derrière l’attaque qu’il a subi dans le Temple de Jérusalem, ainsi que des deux ans de captivité qu’il a subi à Césarée, le but de Dieu étant que Paul témoigne autant à Rome qu’à Jérusalem.


Terminons ce troisième principe en citant les paroles d’un Psaume qui rappellent que derrière les épreuves et les tempêtes de la vie, se tient la présence et le secours de Dieu. Lisons le Ps 23.4 : Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. Quand la tempête ressemble à la vallée de l’ombre de la mort, la houlette et le bâton du berger sont là avec nous. Pourquoi ? Parce que Jésus est le Seigneur de la tempête !


A bientôt...




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