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YAHVE RAPHA : L’ETERNEL QUI GUERIT

Nous avons commencé à examiner les différents Noms d’alliance de Dieu, en suivant leur ordre d’apparition dans la Bible. A partir de l’épisode dans lequel Dieu met Abraham à l’épreuve (Ge 22.1-14), nous avons découvert le premier de ces Noms : YAHVE JIRE ou L’ETERNEL QUI POURVOIT. Venons-en maintenant au second Nom que nous trouvons dans Ex 15.22-26 :

22 Moïse fit partir Israël de la mer Rouge. Ils prirent la direction du désert de Schur ; et, après trois journées de marche dans le désert, ils ne trouvèrent point d’eau.

23 Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l’eau de Mara parce qu’elle était amère. C’est pourquoi ce lieu fut appelé Mara.

24 Le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ?

25 Moïse cria à l’Eternel ; et l’Eternel lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau. Et l’eau devint douce. Ce fut là que l’Eternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu’il le mit à l’épreuve.

26 Il dit : Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens ; car je suis l’Eternel, qui te guérit.

Après la prodigieuse délivrance de l’esclavage d’Egypte, pendant laquelle le peuple d’Israël a vu la grande puissance de Dieu au travers de signes et de prodiges vraiment exceptionnels, le voici à Mara où l’eau était malencontreusement amère. Les hébreux ne trouvent rien d’autre à faire que de murmurer contre Moïse. Ils oublient subitement tout ce que Dieu a fait pour eux, et ils s’en prennent à son serviteur...


C’est alors que Dieu indique à Moïse un bois qu’il jette dans l’eau qui devient aussitôt douce et consommable. Suite à cela, le Seigneur fait avec Israël une alliance de guérison, en lui disant que s’il marche dans l’obéissance à sa loi, il connaîtra une protection et une délivrance divine des différentes maladies qui ont atteint les Egyptiens. A ce moment précis, Dieu révèle son second Nom d’alliance : YAHVE RAPHA, qui signifie l’Eternel qui guérit !


On pourrait se demander quelle est le rapport entre l’assainissement des eaux de Mara et l’alliance de guérison ? Ne peut-on pas dire que ce que Dieu a fait avec la source de Mara, il peut aussi le faire avec notre vie tout entière : la guérir ? Il faut comprendre ce qui se passe ici : les Israélites arrive à Mara après trois journées de marche et ils n’ont plus de réserve d’eau. Justement, devant eux se trouve un important point d’eau où ils pourront se ravitailler. Dieu a pourvu à tout, pensent-ils, mais voilà que l’eau est amère, non potable ! Et c’est la désillusion...


Ils sont envahis de confusion, car Dieu ne semble pas se soucier de leur besoin d’eau, et bientôt l’amertume fait place au murmure contre Moïse. C’est, hélas ! l’image de la vie de beaucoup d’individus : ils espéraient de Dieu des grâces qu’ils n’ont pas obtenues, et l’amertume a rempli leur cœur, au point d’accuser Dieu de tous les maux qui leur sont arrivés – d’où l’expression « qu’est-ce que j’ai bien pu faire au bon Dieu ? »


Habituellement, l’amertume contre Dieu est directement liée à une déception que nous avons vécue par rapport à lui. Or, Dieu veut nous guérir de cette amertume, afin que nous puissions l’adorer en esprit et en vérité. Si notre vie s’appelle Mara, ce qui signifie « amertume », le Seigneur veut l’adoucir et la restaurer en entier. Parce qu’il est YAHVE RAPHA, il peut pénétrer chaque recoin de notre âme, et la guérir de ses douleurs.


Mais, nous devons aller plus loin, et regarder la vérité en face : quand Dieu se révèle comme l’Eternel qui te guérit, il faisait référence aux maladies physiques qui menaçaient les enfants d’Israël. Si Dieu veut et peut guérir notre âme, il le fait aussi pour notre corps. Beaucoup de cessationistes (c’est ainsi qu’on appelle ceux qui ne croient pas dans la continuation des dons spirituels), prisonniers de leur pensée humaniste, où il n’y a plus de place pour le miraculeux, sont mal à l’aise lorsqu’on dit que Dieu peut guérir un corps malade, et qu’il le fait encore de nos jours !


Ce qui est intéressant, c’est que la révélation de la volonté de Dieu de guérir, est une initiative divine. En d’autres termes, l’idée ne vient pas de Moïse, ou du peuple, mais de Dieu lui-même. Cela devrait mettre un terme au scepticisme dans l’église quant à la volonté et le pouvoir de Dieu de guérir les malades. Nous avons de multiples cas de guérison divine dans toute la Bible, avec une emphase toute spéciale dans le Nouveau Testament. Il suffit de lire les Evangiles et les Actes des Apôtres, pour s’en rendre compte. Voici un exemple qui résume admirablement le ministère terrestre de Jésus dans Mt 4.23-24 :

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

24 Sa renommée se répandit dans toute la Syrie, et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des lunatiques, des paralytiques ; et il les guérissait.


Il est évident que la guérison divine occupait une large place dans le ministère de Jésus. Il guérissait toutes sortes de maladies. Si on se demande pourquoi le Christ guérissait tant les malades, on obtient au moins trois réponses :

La première, c’était pour prouver qu’il était bien le Messie – celui qui doit venir – promis par Dieu dans les nombreuses prophéties de l’Ancien Testament. Nous lisons dans Lu 7.20-22 :

20 Arrivés auprès de Jésus, ils dirent : Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

21 A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles.

22 Et il leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.


Jésus est venu annoncer à Israël qu’il est le Messie promis. Les juifs n’auraient jamais accepté les prétentions de Jésus à la messianité s’il n’accomplissait aucun miracle, parmi lesquels certains étaient incontournables : les guérisons et les résurrections ! C’est ce qu’il a fait durant son ministère, mais ils l’ont quand même rejeté comme Messie, et l’ont crucifié.


La seconde raison qui explique les nombreuses guérisons de Jésus, c’est sa compassion. C’est ce qui ressort de Mt 14.14 : Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. Quand nous regardons l’expression « ému de compassion » dans l’original, le grec dit littéralement « être remué dans ses intestins ». L’intérêt de cette précision est que la région des intestins, ou les entrailles, était considérée chez les hébreux comme le siège des plus tendres affections, en particulier la bonté, la bienveillance et la compassion. Est-il utile de rappeler que le mot compassion veut dire « souffrir avec » dans le sens de ressentir la souffrance de l’autre ? Cela nous rappelle, sans aucun doute, que le Christ n’est pas indifférent à nos souffrances, et qu’il réagit en mettant en action la puissance du miracle. Il y a ici une vérité que nous ne devrions pas oublier : la puissance de Dieu accompagne sa compassion ! En d’autres termes, il veut et il peut guérir ceux qui souffrent et se confient en lui.


La troisième raison, c’est que Jésus guérissait les malades afin d’obéir à la volonté de Dieu. Nous l’apprenons dans Jn 5.15-19 :

15 Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

16 C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.

17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis.

18 A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui–même égal à Dieu.

19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui–même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.


Les autorités religieuses en voulaient à Jésus d’accomplir des guérisons, et l’accusèrent de le faire les jours de sabbat. Mais la réponse de Jésus est sans équivoque : il guérit parce que le Père lui dit de le faire. Il ne guérit pas de lui-même, mais il en reçoit l’ordre et le pouvoir de Dieu. Il fait ce que le Père fait : guérir les malades ! Tout au long de son ministère, Jésus a donc révélé qui était réellement Dieu : YAHVE RAPHA ! A ce sujet, nous devons savoir que RAPHA signifie « médecin », ce qui nous permettrait de traduire ce Nom d’alliance par l’Eternel ton médecin.


Voici un autre fait important concernant cette alliance de guérison : Dieu ne dit pas à Moïse pourquoi l’eau était amère, mais il lui indique le remède pour l’assainir. La réponse divine c’est un bois. Détail intéressant : le verbe traduit par « indiqua » a donné le mot « Torah », qui est l’ensemble des écritures juives, et qui signifie « instructions, directives et lois ». La Torah c’est la loi de l’Eternel, et contient des règlements officiels. Cela veut dire que Dieu nous a donné des instructions précises et officielles pour nous amener à croire dans sa volonté de guérir. Cette volonté est révélée par un autre bois : la croix de Jésus ! En effet, par sa mort sur la croix de Golgotha, Jésus a ratifié l’alliance de guérison pour toute l’humanité. Nous lisons dans Es 53.4-5 :

4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.

5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.


Il a subi le châtiment à notre place, il a porté nos péchés, nos souffrances, nos douleurs, et nous a acquis la guérison. Nous n’avons ni le temps, ni la place de parler de ce sujet en profondeur dans le cadre de cet article, mais sachez que la guérison divine fait partie des bénéfices acquis par l’expiation de Christ. Et c’est pour cette raison que nous trouvons ce genre de témoignage au temps de la première église, car nous lisons dans Ac 9.34 : Pierre lui dit : Enée, Jésus–Christ te guérit ; lève-toi, et arrange ton lit. Et aussitôt il se leva.


Oui Dieu, par son Fils Jésus, est toujours YAHVE RAPHA. Et lorsqu’une personne découvre cette vérité, la révélation de la guérison en Christ, produit une attitude de respect, d’hommage, de révérence et de louange envers Dieu, comme l’indique Mt 8.1-3 :

1 Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.

2 Et voici, un lépreux s’étant approché se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.

3 Jésus étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.


Le lépreux a reconnu en Jésus le Seigneur tout puissant, capable de la guérir. Il avait juste besoin de savoir s’il le voulait. Il vint donc se prosterner pour lui demander sa guérison, et il l’obtint. Il est intéressant de relever que le verbe grec pour se prosterna, est le même que l’on traduit par adorer (Proskunein). Il y a donc un rapport étroit entre la révélation de la personne de Dieu en tant que divin médecin – de l’âme et du corps – et l’adoration que nous lui manifestons !


Si nous voyons peu de guérison de ce genre, nous devons nous poser la question : croyons-nous toujours que notre Dieu s’appelle YAHVE RAPHA ? Il y a bien sur d’autres conditions à remplir pour que cette vertu de guérison se manifeste, mais il faudrait commencer par la base, à savoir : accepter que Dieu est l’Eternel qui te guérit ! Vous pourriez priez ainsi, si vous le souhaitez : « Mon Dieu, je crois que tu es toujours YAHVE RAPHA, l’Eternel mon médecin, celui qui me guérit ! Je mets ma confiance en toi et compte sur ton secours pour la santé de mon corps. Merci pour le sacrifice parfait de Jésus qui me permet d’entrer dans ton alliance de guérison. Donne-moi toute la sagesse nécessaire pour favoriser autant ma santé physique que spirituelle. Je te prie au Nom de ton Fils Jésus ! ».


Que le Seigneur vous fortifie et donne à votre corps guérison et santé !


A bientôt...




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