GARDONS LES YEUX FIXÉS SUR JESUS

Si vous êtes un lecteur de la Bible, vous connaissez ce verset d’Hé 12.2 (Le Semeur) : Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Cette exhortation fait suite à la longue section sur la foi dans Hé 11. Souvenez-vous que cette épitre est adressée à des croyants qui étaient tentés d’abandonner la foi face à la pression des persécutions.


Nous sommes parfois, nous aussi, soumis à des pressions, celles que font peser sur nous le monde, les circonstances, les défis de la vie quotidienne, ainsi que les dangers et jugements de la fin des temps. Sous la pression, nous pouvons nous décourager ou succomber à la peur. Cela peut avoir comme conséquences de nous détourner de Jésus, mais ce verset nous rappelle quoi faire dans ces cas-là.


Dans l’Evangile de Matthieu, un récit illustre très bien la nécessité de garder les yeux fixés sur Jésus en temps de danger et de peur. Il s’agit de Pierre que Jésus sauve d’une noyade. Lisons Mt 14.27-32 :

27 Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur !

28 Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

29 Et il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30 Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !

31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?

32 Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.


Pierre a fait l’expérience unique de marché sur l’eau. Dans cet article, je voudrais partager avec vous trois instantanés (ou trois clichés) de l’apôtre dans ce texte, qui nous indiquent l’attitude à adopter au milieu des problèmes :


1. Nous devons voir Jésus tel qu’il est réellement.

Les disciples sont au milieu d’une tempête, et ils sont aussi pris de panique parce qu’ils croient voir un fantôme ! La cause en est que jamais personne n’a marché sur l’eau... Mais Jésus les rassure en leur montrant qu’il vient les secourir.


Mt 14.27 : Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur !

À la minute où la voix de Jésus retentit pour rassurer les disciples, Pierre reconnut que celui qui marchait sur l’eau, c’était en fait Jésus. Dans l'instantané n°1, Pierre voit le Christ tel qu’il est réellement. Il voit que ce n’est pas un fantôme, mais que c’est son Maître, celui à qui accomplit tant de miracles pour venir en aide aux autres ! Pierre a vu le Seigneur. Mais quel genre de Seigneur a-t-il vu ?


Il a vu le Seigneur omniscient, c'est-à-dire le Seigneur qui sait tout. Jésus savait exactement où se trouvait le bateau sur la mer déchainée, il savait que les disciples avaient peur, car ils ne contrôlaient plus rien. Il a vu le Seigneur omnipotent, c'est-à-dire le Seigneur qui peut tout faire. Le bateau était à six kilomètres du rivage, mais Jésus marche tranquillement sur l’eau en défiant les lois de la gravité.


Jésus ne nageait pas et ne skiait pas. Il marchait sur l'eau, une chose qu’aucun être humain n’est censé faire. Et pourquoi pouvait-il marcher sur l’eau ? Parce que Jésus n'est pas une personne ordinaire. C'est le créateur du soleil, de la lune et des étoiles. C'est Dieu, et si Dieu veut marcher sur l'eau, Dieu marche sur l'eau ! Et c'est ce que Pierre a vu, il a vu le Christ omniscient et omnipotent.

Ecoutez ce que Jésus dit dans Lu 10.24 : Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. En lisant ce verset, j’ai eu la réflexion suivante récemment : Sommes-nous conscients du privilège qui est le nôtre de voir Jésus tel qu’il est, et de savoir qu’il est Dieu tout-puissant, alors que beaucoup d’autres personnes n’ont aucune idée de qui est Jésus ?


Combien il est important de voir Jésus ! Je ne parle pas d’une vision physique, mais de la vision du cœur par la foi, selon ce que dit He 11.27 : C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. Au milieu de nos tempêtes, nous devons voir celui qui est invisible, comme Moïse qui demeura ferme malgré la colère du roi. Voir Jésus tel qu’il est réellement, peut faire toute la différence...


2. Nous devons saisir les opportunités.

Mt 14.28 : Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

Si dans l’instantané n°1 Pierre voit Jésus tel qu’il est réellement, dans l’instantané n°2, Pierre voit une opportunité incroyable : celle de marcher sur l’eau avec Jésus, et il saisit cette opportunité. Dans le v.28, selon le grec, Pierre dit littéralement : « Puisque c'est toi ». Il n'y avait aucun doute dans l’esprit de Pierre quant à la nature de celui qui marchait sur l'eau, et pour lui, le champ du possible était grand ouvert. Pierre disait en somme : « Puisque c'est Toi, ordonne-moi de venir à Toi sur l'eau. Prononce un mot, Seigneur, et je serai capable de faire ce que tu fais. ». Quelle demande audacieuse !


Nous pensons que Pierre était très impétueux, qu'il était toujours prêt à faire plus que les autres. Mais je pense que Pierre aimait tellement le Christ, qu’il voulait rejoindre au plus vite son Seigneur sur l’eau. Notons qu’il demande la permission à Jésus, donc il n'est pas totalement impétueux. Il aurait pu sauter de façon présomptueuse et dire : « J’arrive Seigneur ! ». Non, il a attendu la permission de Jésus !


Notons aussi que Jésus n’a pas reproché à Pierre sa demande, mais ses doutes (v.31). Pour autant que nous le sachions, dans toute l'Histoire, il n'y a eu que deux personnes qui ont marché sur l'eau : Jésus et Pierre. Pendant un court instant, Pierre triomphe également la loi de la gravité. Pierre marche sur la mer de Galilée, et il ressent de la fermeté sous ses pieds alors qu'il marche sur l’eau vers Jésus.


Comment voyons-nous les problèmes qui surgissent dans notre vie ? Nous avons le choix entre entrevoir une occasion d’être détruit, ou une opportunité de vivre un miracle, et de le saisir par la foi. Je crois que nous devrions souvent lire Jn 11.40 où Jésus dit à Marthe : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Choisissons de croire, car nous ne savons pas ce que Dieu va faire. Il peut nous étonner, comme il a étonné Pierre et Marthe. Souvenons-nous toujours de ceci : La foi qui ne reçoit pas, sera toujours meilleure que l’incrédulité. Le Seigneur ne félicite jamais l’incrédulité, mais toujours la foi, même si elle ne reçoit pas ce pour quoi elle croit, car c’est la foi qui nous rend agréable à Dieu (Cf. Hé 11.6).


3. Nous devons invoquer l’aide du Seigneur.

Mt 14.30 : Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !

Pourquoi Pierre a-t-il regardé le vent et les vagues ? Parce qu’il a reconnu qu'il faisait quelque chose qu'aucune personne normale n'est censée être capable de faire : marcher sur l’eau. Une fois qu'il a commencé à le faire, cela semblait naturellement surnaturel. Mais le vent soufflait si fort contre lui et les vagues faisaient tellement de bruit, que cela l’a distrait, et il détourna les yeux du Christ. Le résultat ne se fit pas attendre : il passa du surnaturel au naturel.


Notons que le v.30 précise : « il commençait à enfoncer ». C’est une étrange précision, car si vous enjambez une piscine, vous enfoncez directement, vous ne commencez pas à enfoncer, et cela ne dure pas plusieurs minutes ! Vous comprenez ce que je veux dire n’est-ce pas ? Cela signifie que quelque chose de vraiment inhabituel est en train de se passer ici : il y a un basculement du surnaturel au naturel, et les conséquences apparaissent progressivement. Devant son échec, Pierre à l’excellent réflexe de crier au secours. Ce 3ème instantané nous enseigne deux leçons :


Leçon n°1 : Les problèmes qui menacent d'être au-dessus de votre tête dans les tempêtes de la vie, ce sont les problèmes qui se trouvent sous les pieds du Christ, tout comme Jésus marchait au-dessus de l’eau qui était en train de submerger Pierre. Ep 1.20-21 déclare :

20 Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,

21 au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.


Si vous êtes croyant, vous partagez la victoire du Sauveur triomphant, omnipotent et omniscient, car il marche sur le problème dans lequel vous vous noyiez. Souvenez-vous toujours de cela. Il est le Dieu qui vous observe dans cette tempête, et il sait exactement quand venir à votre aide. Jésus-Christ triomphe de la tempête que vous êtes en train de vivre, parce qu’il est au-dessus d’elle !


Leçon n°2 : Non seulement Jésus marche sur les problèmes qui cherchent à vous engloutir, mais la force de vos pieds est déterminée par la concentration de vos yeux. Tant que Pierre regardait le Seigneur Jésus-Christ, tant que ses yeux restaient connectés aux yeux du Seigneur, il marchait sur l’eau. Mais dès qu'il a regardé le vent et la mer, il a sombré.


Combien de temps a-t-il fallu à Pierre pour commencer à couler quand il a détourné les yeux de Jésus ? Pas très longtemps, je pense. La perte de concentration sur Christ peut surgir rapidement. Dans notre lutte contre la colère, nous pouvons remarquer que dès que survient le ressentiment, si nous ne restons pas concentrés sur Jésus, nous sommes vite submergés par l’amertume. Si nous sommes sujets à la peur et à l'anxiété, et que nous les regardons, ils grandissent vite en force et nous prennent dans leurs filets, au point où Jésus disparaît de notre champ de vision interne.


Voici maintenant la grande question : Comment garder les yeux fixés sur Jésus ? Tout d'abord, nous gardons nos yeux fixés sur Jésus en nourrissant notre pensée de la Parole de Dieu. Plus la parole me remplit, plus Jésus devient réel. Si Pierre a vu Jésus, c’est parce qu’il a entendu la voix de Jésus leur dire : « C’est moi, n’ayez pas peur » (v.47). La parole du Seigneur a servi de lumière pour que Pierre soit sûr de ce qu’il voyait. Cela nous rappelle ce qu’affirme le Ps 119.105 : Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier.


Ensuite, bien évidemment, nous devons être fidèle et constant dans la prière. Cela commence par une discipline de fer pour prier sans jamais se relâcher. Paul nous dit dans Ep 6.18 : Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Le verbe grec pour « veillez » signifie « sans s’endormir ». Cela nous rappelle qu’il est facile de tomber dans le sommeil spirituel et négliger la prière. Cela nécessite une ferme résistance de notre part.


Lorsque Pierre a commencé à couler, il a fait l’une des plus courtes prières de la Bible, juste trois mots : « Seigneur, sauve-moi ! », et le Seigneur lui a saisi la main pour l’exaucer. Les problèmes occupent notre esprit, avec l’intention d’absorber notre vie et de nous noyer dans le désespoir. Quand ça arrive, invoquez Seigneur et dites-lui : « Sauve-moi ». Ces trois petits mots peuvent nous étonner. Faites comme dit le Ps 50.15 : Invoque-moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras.


Il y a un point qui nécessite un éclaircissement : prier en veut pas dire seulement « parler à Dieu », mais cela signifie aussi « invoquer Dieu ». Quelle est la différence entre parler et invoquer ? Il est important d’en parler, car beaucoup de croyants se trompent à ce sujet. Ils ne font que parler à Dieu, alors que parfois, il faut l’invoquer. Laissez-moi vous donner une image de la différence qui existe entre les deux : un adolescent de retour du lycée peut parler à ses parents de sa journée et de son bon travail, mais s’il veut avoir l’autorisation de sortir avec ses copains le Week-End, il invoquera ses parents avec ferveur. Quelle est la différence ? C’est la ferveur de l’expression ! Trop de chrétiens ne font pas preuve de ferveur dans leur prière, et s’étonnent ensuite de ne pas être exaucés. C’est pourquoi Ja 5.16 dit : La prière fervente du juste a une grande efficacité.


Jésus est ici pour vous aider dans votre tempête, car il est le Christ triomphant qui marche sur vos problèmes, comme il a marché sur l'eau avec Pierre. Souvenons-nous de ces 3 principes :

1. Nous devons voir Jésus tel qu’il est réellement.

2. Nous devons saisir les opportunités.

3. Nous devons invoquer l’aide du Seigneur.


En agissant ainsi, nous gardons les yeux fixés sur Jésus... Je ne sais pas ce que vous traversez en ce moment, mais je sais une chose : Jésus est toujours le même ! il est toujours le seigneur de la tempête. Tournez-vous vers lui, répandez votre âme en sa présence. Criez vers lui ! Invoquez-le avec ferveur. Il est là, prêt à vous venir en aide.


A bientôt...




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