SE PRÉPARER À RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT N°1


Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Ro 12.2)

Nous avons vu dans notre précédente leçon que l’une des caractéristiques de la deuxième étape de la croissance spirituelle, c’est la force spirituelle. C’est ce que nous apprend l’apôtre Jean dans sa 1ère épitre : Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts. (2.14)


Nous avons dit que ce qui est à l’origine de cette force, et qui ne dépend pas obligatoirement du nombre d’années de conversion, est le fait d’être rempli du Saint-Esprit. Nous pouvons l’énoncer de cette façon :

La plénitude de l’Esprit de Dieu rend réelle la force spirituelle dont nous avons besoin, pour être transformés à la ressemblance de notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. (Ac 1.8)


Dans ce verset, Jésus s’adresse à ses disciples avant de monter au ciel pour s’asseoir à la droite du Père. Ces dernières paroles avaient pour but de les encourager à attendre le Saint-Esprit, selon Ac 1.3-5 :

3 Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

4 Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ;

5 car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.


Il est intéressant de noter qu’après avoir dit « vous serez baptisés avec le Saint-Esprit » (v5), Jésus déclare : « vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous » (v8).


Cela indique qu’être baptisé du Saint-Esprit et recevoir le Saint-Esprit désignent la même réalité. Il s’agit d’une expérience précise et qui concerne le Saint-Esprit en particulier.


En réalité, nous voyons que Jésus a passé les derniers moments de sa présence sur terre à préparer ses disciples à recevoir le Saint-Esprit, non seulement après sa résurrection, mais également avant d’être crucifié.


Par la suite, quand nous lisons le livre des Actes, nous nous apercevons que les apôtres eux aussi ont dit certaines choses afin de préparer les nouveaux croyants à recevoir à leur tour le Saint-Esprit.


Si nous résumons ce qui a été dit à la fois par le Christ et ses apôtres, nous découvrons trois principes majeurs pour nous préparer à recevoir l’Esprit de Dieu :


1. Obéir à Dieu en nous soumettant à l’évangile de Jésus


Le premier principe qui nous qualifie pour recevoir le Saint-Esprit, c’est de manifester notre soumission à ce que Jésus dit dans son évangile.


Ce point ne nécessite pas de trop grand développement, car il est évident que l’obéissance à Dieu est une condition indispensable pour recevoir ce qu’il a promis.


Nous allons nous contenter de relever deux textes importants des Actes des Apôtres qui nous prouve que la réception du Saint-Esprit répond à des critères bien précis. Tout d’abord, lisons Ac 2.38-39 :

38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.

39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.


La réception du Saint-Esprit est conditionnée par la repentance et le baptême en vue du pardon des péchés. Ces expressions se rapportent à une conversion authentique à Christ, selon les termes du Nouveau Testament. Lisons à présent Ac 5.30-32 :

30 Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois.

31 Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés.

32 Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint-Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.


Ici, en plus de la conversion, nous sommes appelés à l’obéissance. De quelle obéissance s’agit-il ? L’apôtre Paul nous donne la réponse :


Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. (Ro 6.17)

Si nous voulons recevoir le Saint-Esprit, nous devons obéir à l’enseignement des épîtres du nouveau Testament concernant le salut et la vie nouvelle en Christ.


Il est important de comprendre que l’Evangile, ce n’est pas seulement les quatre récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean, mais que cela inclut également les épîtres rédigées par les apôtres, et qui expliquent l’œuvre de Jésus, ainsi que notre identité en lui.


C’est pour cette raison que l’apôtre Paul n’hésitait pas à parler de son évangile, c’est-à-dire de la révélation qu’il a reçu du Seigneur concernant la vie nouvelle en Christ :

Ro 16.25 : A celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles.


Ce qui ressort de ce premier point, c’est l’importance de notre engagement envers le Christ et son évangile, ainsi que l’entrée dans la « Nouvelle Alliance », scellée par la mort et la résurrection de Jésus.


Quand nous nous engageons ainsi avec Christ, nous nous positionnons pour recevoir le Saint-Esprit, mais il reste encore deux autres principes importants pour nous préparer à cette réception.


2. Comprendre que le Saint-Esprit est une personne


Nous ne devons pas oublier ce que Jésus a dit à ses disciples juste avant de monter au ciel : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous ».


Cela indique que le Saint-Esprit donne la puissance, mais il est plus qu’une puissance. Il en est la source, tout en ne se limitant pas à la puissance elle-même. En réalité, le Saint-Esprit est une personne.


Lorsque Jésus a préparé ses disciples à recevoir le Saint-Esprit, il leur a parlé de lui dans la chambre haute avec davantage de précisions que ne l’avait jamais fait aucun prophète avant lui.


Si nous regardons ce que le Christ dit concernant le Saint-Esprit dans l’évangile selon Jean 14.16-17, nous apprenons cinq vérités à son sujet :

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

17 l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.


1) Il est appelé le « consolateur »), un mot grec (= parakletos) qui signifie « celui que l’on appelle à ses côtés pour recevoir de l’aide », il sert aussi à désigner : « un conseiller, un avocat, un intercesseur, un allié et un ami ».


2) Il est aussi « un autre » consolateur, mot grec (= allos) qui signifie « un autre du même genre, semblable à ». En d’autres mots, le Saint-Esprit est la continuité de Jésus, car il est semblable à lui, à la différence qu’on ne le voit pas physiquement.


3) Il demeure « éternellement » avec nous sur terre et aussi lorsque nous irons au ciel dans la présence du Père. Il est présent à nos côtés, et même en nous, pour nous aider à vivre la vie chrétienne selon la volonté du Seigneur.


4) Il est « l’Esprit de vérité » ou de la réalité, car il rend témoignage de la vérité et nous « conduira dans toute la vérité » (Cf. Jn 16.13). Sans lui, nous ne pouvons pas connaître la vérité sur Dieu et son Royaume.


5) Nous sommes appelés à le « recevoir », contrairement au monde qui lui « ne peut le recevoir ». Et cette réception produira la connaissance de sa présence qui demeurera perpétuellement avec nous et en nous.


A bientôt pour la suite...

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