L’IMPORTANCE DE L’ONCTION DE DIEU N°1

21 Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu,
22 lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. (2 Co 1.21-22)

Paul déclare que notre affermissement ou croissance en Christ est directement liée à l’onction de Dieu dans nos vies. Nous allons consacrer les prochaines leçons à l’étude de la vérité de l’onction, car cela peut s’avérer totalement nouveau et mystérieux pour beaucoup.


Il s’agit d’une notion familière dans les milieux pentecôtistes et charismatiques, mais plutôt inconnue des chrétiens d’autres horizons. Cependant, l’onction fait partie de notre héritage en Christ, et il est nécessaire que nous en ayons une juste appréciation.


Soyons disposés à intégrer cette nouvelle connaissance dans notre système de pensée, et préparons-nous à progresser encore plus dans notre marche avec le Seigneur.


Afin de bien clarifier notre sujet, nous le diviserons en trois parties, et nous verrons successivement : l’origine de l’onction dans la Bible ; puis la nature, le but et le fonctionnement de l’onction ; et enfin nous tenterons de comprendre comment marcher dans cette onction.


I. L’origine de l’onction dans la Bible


L’Ancien Testament

Nous pouvons mieux comprendre l’onction du Saint-Esprit pour les croyants du Nouveau Testament en étudiant les représentations ou les « types » de l’onction tels qu’ils sont préfigurés dans l’Ancien Testament. Nous en ferons un bref survol, sans trop nous attarder sur leur sens profond.


Le mot hébreu traduit par « oint » dans l’Ancien Testament est « mashiyach », et il signifie : « appliquer l’huile en la versant, la répandant et la frottant sur l’objet ou la personne qu’on est en train de oindre ».


Dans l’Ancien Testament, l’huile était utilisée pour oindre différents objets et personnes. En voici la liste, avec les références des textes bibliques que je vous conseille de lire :


1) L’autel et les ustensiles dont on se servait pour adorer Dieu dans le Tabernacle (Ex 30.26-29 ; Lé 8.10-11).


2) Les sacrificateurs étaient pareillement oints d’huile pour officier dans le tabernacle (Ex 28.41 ; 30.30 ; Lé 8.12).


3) La pratique de l’onction était également étendue aux rois (1 Sa 9.16 ; 15.1 ; 16.3, 12).


4) Les prophètes étaient aussi parfois oints (1 R 19.16).


L’onction était utilisée dans trois buts différents dans l’Ancien Testament :


Premièrement, elle était utilisée pour consacrer, c’est-à-dire « mettre à part pour un usage saint », comme dans le cas de certains objets physiques. Ceci incluait le fait de dédier l’objet pour le service de Dieu (par exemple : les ustensiles utilisés dans le Tabernacle pour l’adoration).


Deuxièmement, l’acte d’oindre, bien qu’accompli par un agent humain, était considéré comme émanant de Dieu. Un exemple de ce second aspect, c’est lorsque Samuel oignit Saul et David comme rois sur Israël (1 Sa 10.1 ; 16.12-13 ; 2 Sa 12.7). Cette onction représentait le choix et l’appel de Dieu pour un individu afin d’être à son service dans une fonction déterminée.


Troisièmement, dans certains cas, cette onction était accompagnée de l’acquisition et de la manifestation d’un pouvoir divin. Cette nouvelle capacité venait de Dieu et était directement associée à l’accomplissement de la tâche que Dieu avait assignée à la personne qui était ointe (1 Sa 16.1-13 ; 2 R 2.9-15).


Un dernier point dont il faut se souvenir : la racine du mot mashiyach (=oint) a donné le mot hébreu traduit par en français « messie », et qui signifie « celui qui est oint ».


Il est utilisé 39 fois dans l’Ancien Testament pour identifier différents individus, tels que les rois d’Israël, mais surtout le futur sauveur de l’humanité, Jésus, le Fils de Dieu. Voici ce que Pierre dit concernant le Christ, en citant un verset du Ps 2 dans Ac 4.26-27 :

26 Les rois de la terre se sont soulevés, Et les princes se sont ligués Contre le Seigneur et contre son Oint.

27 En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d’Israël.


Le Nouveau Testament


Quand nous passons au Nouveau Testament, nous découvrons que trois mots différents en grec sont utilisés pour désigner l’acte de « oindre ». Chacun de ces mots révèle un aspect particulier de l’onction. Découvrons-les brièvement :


1. Aleipho (utilisé 8 fois) : l’acte actuel et physique de frotter avec de l’huile (ou parfois avec une pommade) :

Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient. (Mc 6.13)

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur (Ja 5.14)


L’application physique de l’huile accomplie par les disciples de Jésus n’avait pas un but scientifique. En réalité, cette onction était symbolique de la présence du Saint-Esprit et de la consécration de la personne malade pour demander, dans la foi, la guérison de Dieu.


Il est toutefois important de noter que, même si nous avons reçu l’onction d’huile, nous ne devons pas mettre un terme au traitement médical qui nous a été prescrit...


Au contraire, Dieu a créé les éléments à partir desquels les médicaments sont faits, et il a donné aux scientifique la connaissance nécessaire afin de les utiliser convenablement.


Ce qu’il faut, c’est de ne pas se tourner vers la prière comme la dernière option, quand rien d’autre n’a produit de résultats, mais plutôt d’accompagner chaque traitement thérapeutique de la prière de la foi, et même de l’onction d’huile si nécessaire.


2. Chrio (utilisé 5 fois) : ce mot indique une nomination spéciale ou une attribution par Dieu qui choisit un individu pour accomplir une mission spécifique.


Il n’y a plus, dans ce cas, d’application physique d’une substance matérielle. Considérons ce qui est dit au sujet de Jésus dans deux textes connus :

L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé (Lu 4.18)

Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. (Ac 10.38)


Nous voyons que Jésus a été oint pour accomplir une mission de la part de Dieu : délivrer les captifs de satan, en réalisant divers miracles par la puissance du Saint-Esprit.


C’est pour cette raison qu’il est appelé « le Christ » ou « Jésus-Christ ». « Jésus » est un nom. Mais le terme « Christ » est un titre qui désigne celui que Dieu a « oint ».


A bientôt pour la suite...

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