LA BÉNÉDICTION D’AARON

De 10.8 : En ce temps-là, l’Eternel sépara la tribu de Lévi, et lui ordonna de porter l’arche de l’alliance de l’Eternel, de se tenir devant l’Eternel pour le servir, et de bénir le peuple en son nom : ce qu’elle a fait jusqu’à ce jour.

En lisant ce verset, n’oublions pas une importante vérité : Dieu ne change pas ! A jamais, la sainteté, la justice et l’amour de Dieu restent identiques, que ce soit dans l’Ancien ou le Nouveau Testament. Tout comme pour Israël, y a encore des individus que Dieu a mis à part pour se tenir devant lui, le servir et bénir son peuple, à l’exemple de l’apôtre Paul qui bénissait les destinataires de ses lettres par la formule suivante : Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! (2 Co 13.13). Je crois que tout prédicateur est appelé par Dieu pour bénir ceux qui se confient en Jésus-Christ. Que dit exactement la Bible sur la bénédiction divine ? Voici quatre points importants à ce sujet :


1) Dieu est le Dieu de la bénédiction


Gn 1.27-28 :

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

28 Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.


Aussitôt que Dieu crée l’être humain, il le bénit afin qu’il vive une vie épanouie et victorieuse. Les premiers pas de l’homme dans l’existence, ont été fait dans la bénédiction divine. La bénédiction désigne la faveur de Dieu qui produit la prospérité dans divers domaines de la vie. Quelqu’un de béni est appelé « heureux », parce que sa vie a été touchée par Dieu.


En tant que Dieu incarné, Jésus illustre parfaitement le fait que Dieu est le Dieu de la bénédiction. Quelle était son attitude lorsqu’on lui amenait des enfants pour qu’il leur impose les mains ? Nous lisons dans Mc 10.16 : Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. Quelle a été son dernier acte visible juste avant qu’il ne disparaisse, en étant enlevé au ciel sur des nuées ? La réponse nous est donnée dans Lu 24.50.51 :

50 Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit.

51 Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux, et fut enlevé au ciel.


2) La bénédiction de Dieu est communicative


Il y a une telle puissance dans la bénédiction de Dieu, que lorsqu’il bénit un individu, la bénédiction que celui-ci reçoit, se communique à ceux qui sont dans sa proximité.


Ge 39.5 : Dès que Potiphar l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qu’il possédait, l’Eternel bÉnit la maison de l’Egyptien, À cause de Joseph ; et la bénédiction de l’Eternel fut sur tout ce qui lui appartenait, soit à la maison, soit aux champs. C’est uniquement à cause de Joseph, c’est-à-dire de la bénédiction divine dans sa vie, que la maison et les champs de Potiphar ont été au bénéfice de la bénédiction.


Si nous regardons les textes traitant de la bénédiction, nous découvrons que celle-ci apporte l’abondance, la fertilité, la paix, le repos et la santé. Elle est si puissante qu’elle ne peut pas décevoir comme l’affirme Pr 10.22 : C’est la bénédiction de l’Eternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d’aucun chagrin.


3) La bénédiction de Dieu doit être désirée et choisie


La Bible nous apprend que même si Dieu est le Dieu de la bénédiction, l’apparition du péché a introduit la malédiction qui ne cesse d’empiéter sur la bénédiction. Mais par Jésus, la victoire est possible car Paul nous rappelle dans Ep 1.3 : Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ !

En plus des bénédictions physiques, notre communion avec Jésus ouvre aussi la porte à des bénédictions spirituelles, comme, par exemple, le fait d’être pardonnés, adoptés par Dieu et déclarés justes.


Pro 10.6 : Il y a des bénédictions sur la tête du juste, Mais la violence couvre la bouche des méchants. Si nous sommes justes devant Dieu par la foi en Jésus, des bénédictions sont légalement nôtre. Toutefois, la lutte incessante entre la bénédiction et la malédiction, demande de notre part un choix.


De 30.19 : J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre, j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité.

Si nous ne désirons pas la bénédiction, et si nous ne la choisissons pas, c’est la malédiction qui s’attache à nous. Il est impossible d’être neutre : nous sommes soit bénis, soit maudis...


4) La Bible révèle la nature de la bénédiction


La clé, c’est de savoir que cette révélation se trouve dans l’Ancien Testament. C’est pourquoi, en tant que chrétiens, nous devons comprendre nos racines hébraïques.

Ep 3.6 (Sg 21) : Ce mystère, c’est que les non-Juifs sont cohéritiers des Juifs, qu’ils forment un corps avec eux et participent à la même promesse de Dieu en Jésus-Christ par l’Evangile.


Pour recevoir la bénédiction divine, nous devons nous tourner vers celle que Dieu a transmise aux Juifs. Il faut savoir que les croyants aujourd’hui peuvent être au bénéfice de la bénédiction d’Aaron. Découvrons en quoi consiste précisément la bénédiction d’Aaron, et analysons son contenu, c’est-à-dire sa structure et ses mots-clés, selon No 6.22-27 :

22 L’Eternel parla à Moïse, et dit :

23 Parle à Aaron et à ses fils, et dis : Vous bénirez ainsi les enfants d’Israël, vous leur direz :

24 Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde !

25 Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce !

26 Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix !

27 C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les enfants d’Israël, et je les bénirai.


La structure

v.22-23 : L’introduction où Dieu donne des instructions concernant qui doit faire quoi : les sacrificateurs doivent dire des mots.

v.24-26 : L’invocation elle-même, qui précise les mots qui doivent être prononcés dans la bénédiction.

v.27 : La conclusion qui rappelle l’objectif de la bénédiction : mettre le nom de Dieu sur les enfants d’Israël.


Les mots-clés

Intéressons-nous à l’invocation des v.24-26, où nous découvrons ce que Dieu considère comme une bénédiction, comment il la définit et ce que cela implique. Ce sera un peu technique, mais nécessaire. Cette invocation est composée de trois phrases, comprenant toujours un sujet – le même sujet : « l’Eternel » – et deux verbes reliés par la conjonction « et » :

24 Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde !

25 Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce !

26 Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix !


Selon la construction de la phrase en hébreu, il y a 3 actions. Elles sont décrites par 3 groupes de 2 verbes, dont le second développe ou précise le sens du premier. Ce qui donne à peu près ceci :

24 Que l’Eternel te bÉnisse en te gardant !

25 Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi en t’accordant sa grâce !

26 Que l’Eternel tourne sa face vers toi en te donnant la paix !


1) Il nous bénit en nous gardant.

Le verbe « bénir » signifie en hébreu « se courber ou s’agenouiller ». L’idée dans ce verbe est que l’on se courbe pour honorer quelqu’un que l’on aime et pour le servir. Cela indique que Dieu aime et honore tellement son peuple, qu’il lui offre de le servir, dans le sens de venir à son aide et de pourvoir à ses besoins dans le domaine naturel.


Le verbe « garder » signifie en hébreu « observer, faire attention à et protéger ». Dieu veut donc pourvoir à nos besoins en nous enveloppant de sa protection.

Ps 28.7 : L’Eternel est ma force et mon bouclier ; En lui mon cœur se confie, et je suis secouru ; J’ai de l’allégresse dans le cœur, Et je le loue par mes chants.


Cette première invocation se rapporte au bien-être physique et à la protection contre les difficultés externes. C’est le 1er stade de la bénédiction et elle concerne notre vie matérielle.


2) Il fait luire sa face sur nous en nous accordant sa grâce

L’expression « faire luire la face » est une expression idiomatique qui peut être mieux comprise lorsqu’on considère son opposé : « cacher sa face », comme dans De 31.17 : En ce jour-là, ma colère s’enflammera contre lui. Je les abandonnerai, et je leur cacherai ma face. Il sera dévoré, il sera la proie d’une multitude de maux et d’afflictions, et alors il dira : N’est-ce point parce que mon Dieu n’est pas au milieu de moi que ces maux m’ont atteint ?


« Cacher la face » veut dire « être en colère au point d’abandonner ». Donc, « faire luire la face » signifie « être présent et bienveillant ». Le mot « grâce » signifie en hébreu « montrer de la faveur ». Donc, quand Dieu est présent dans notre vie, et qu’il nous est bienveillant, il agit en notre faveur.

Ps 57.3 : Je crie au Dieu Très-Haut, Au Dieu qui agit en ma faveur.


Cette seconde invocation concerne le 2ème stade de la bénédiction. Elle implique une relation personnelle avec Dieu dans laquelle sa présence dynamique est source de bienveillance générale.


3) Il tourne sa face vers nous en nous donnant la paix

« Tourner sa face vers » se dit littéralement en hébreu « lever son visage ». Le contraire est exprimé dans la description que Dieu fait de Caïn dans la Genèse : avoir le visage abattu.


Gn 4.6 : Et l’Eternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?

Caïn était en colère contre Dieu et Abel. Il avait le visage sombre et renfrogné, sans aucun sourire. Donc, l’opposé « lever son visage » signifie que Dieu nous sourit car il est heureux de nous voir. Et parce que Dieu est heureux de nous voir, il nous donne sa paix. Le verbe « donner » ici signifie « établir et fixer ». On pourrait traduire : « Que l’Eternel établisse sa paix sur toi ».


« La paix » est la traduction de l’hébreu « Shalom », un mot qui indique non pas « la cessation ou l’absence d’hostilités », mais le fait de « ne manquer de rien et de jouir d’un parfait bien-être ».


Ps 34.10 : Craignez l’Eternel, vous ses saints ! Car rien ne manque à ceux qui le craignent.

La Bible ne dit pas que nous pouvons tout avoir, mais qu’avec Dieu, nous ne manquons de rien. Cela signifie que lorsque nous marchons avec Dieu, le superflu laisse la place au nécessaire. Cette troisième invocation se rapporte au 3ème stade de la bénédiction. Elle concerne l’équilibre de l’ensemble de notre vie, qui trouve en Dieu sa satisfaction et met de l’ordre dans ses priorités.


No 6.27 : C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les enfants d’Israël, et je les bénirai.

Cela n’a rien à voir avec un rituel magique. Cela signifie « invoquer la présence de Dieu », et c’est cette présence qui produit la bénédiction. Voulez-vous recevoir la bénédiction d’Aaron ? Pour cela, remettez votre vie entre les mains de Jésus, en lui faisant pleinement confiance. Croyez qu’il est mort et ressuscité pour vous sauver. Donnez-lui humblement votre cœur. Si vous faites cela, alors je vous invite à recevoir la bénédiction d’Aaron. Lisez respectueusement les paroles suivantes devant Dieu, et croyez qu’elles s’accomplissent pour vous :

Que l’Éternel me bénisse, et qu’il me garde !

Que l’Éternel fasse luire sa face sur moi, et qu’il m’accorde sa grâce !

Que l’Éternel tourne sa face vers moi, et qu’il me donne la paix !


A bientôt...