LA CROISSANCE SPIRITUELLE N°1

Mis à jour : mars 20



Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Ro 12.2)

La Bible nous apprend qu’une transformation est possible, à condition d’en remplir les conditions. Nous avons commencé à répondre aux deux principales questions concernant la notion de changement :


1) Pourquoi devons-nous être transformés ?


Voir article « Là où tout commence » parie 1 et 2


2) Comment expérimenter la transformation ?


Une fois que nous avons compris le pourquoi, il est plus important encore de savoir le comment du changement. Dans notre précédente leçon nous avons découvert là où tout commence, c’est-à-dire à la « nouvelle naissance ».


Cela consiste à se rendre sur la ligne de départ, mais une fois que nous y sommes, il faut se positionner sur les « starting blocks » afin de commencer la course selon les normes. Ces « starting blocks » désignent « la croissance spirituelle ».


Quand un bébé vient au monde, c’est un immense sujet de joie, mais si sa croissance fait défaut, cela devient un grand sujet d’inquiétude. Son manque de croissance se verra par une absence de transformation de ses différents aspects physiques et psychologique.


Il en est de même dans le domaine spirituel : il n’y a pas de transformation sans croissance spirituelle ! Il est intéressant de noter qu’aucune épître du Nouveau Testament n’a été écrite pour amener des individus à la conversion ou à la nouvelle naissance, mais pour les faire grandir spirituellement.


J’espère que vous comprenez ce dont il s’agit. Voyez-vous, chaque lettre qui compose le Nouveau Testament, a été écrite à l’intention des chrétiens formant les communautés auxquelles elles étaient adressées.


Le point de départ de ces épîtres, était que leurs destinataires étaient déjà régénérés. En tant qu’enfants de Dieu nés de nouveau, les chrétiens étaient encouragés à croître spirituellement. Cette croissance est appelée parfois « édification ». Dans le cadre de cette étude, nous verrons successivement :

· L’enfance spirituelle.

· La jeunesse spirituelle.

· L’âge adulte spirituel.


La croissance spirituelle n’est pas une idée humaine, mais un commandement de Dieu dans sa Parole. C’est ce que nous rappelle 1 Pi 2.2 Le Semeur : Comme des enfants nouveau-nés, désirez ardemment le lait pur de la Parole, afin qu’il vous fasse grandir en vue du salut.


L’image du bébé qui se nourrit de lait pour grandir, véhicule clairement la nécessité pour le croyant de viser la croissance spirituelle.


Nous allons examiner les trois stades de la croissance spirituelle, qui prennent pour modèles les trois étapes de la croissance physique : l’enfance, la jeunesse et l’âge adulte. C’est l’apôtre Jean qui en parle dans 1 Jn 2.12-14 :


12 Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom.


13 Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père.


14 Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin.


D’après ce passage, les caractéristiques de chacun de ces stades de croissance sont les suivantes :


Les enfants : prennent conscience que leurs péchés leur sont pardonnés grâce à la personne et à l’œuvre de Jésus-Christ. Ils découvrent donc en Dieu un Père aimant, avec lequel ils sont en paix.


Les jeunes gens : ont assimilé la parole tant écrite (la Bible) que vivante (le Christ), laquelle demeure en eux, et ils ont appris le secret de la victoire sur le péché et l’esprit du mal.


Les pères : connaissent Christ non seulement comme Sauveur, mais aussi comme le créateur, l’origine et le Seigneur ayant reçu les pleins pouvoirs dans le ciel et sur la terre.


Nous allons évaluer la croissance spirituelle en entrant un peu plus dans les détails pratiques de ces trois étapes, et découvrir les différences qui existent entre elles.


En procédant à cette évaluation, il serait utile que chacun d’entre nous s’examine personnellement à la lumière de ce qui va être dit, afin de savoir exactement où il en est dans sa croissance spirituelle.


1ère étape : l’Enfance.

Voici certains traits caractéristiques de l’enfance spirituelle que nous retrouvons le plus souvent chez les nouveaux convertis :


1. La dépendance

L’enfant est dépendant de ses parents dans les domaines matériels, affectifs et intellectuels. Plus précisément, il a besoin d’être nourri, nettoyé et soigné. Il en est de même pour le nouveau-né spirituel. En effet, celui-ci a aussi besoin d’être :


Nourri : le nouveau croyant a besoin qu’on lui explique la parole, qu’on lui apprenne à prier et à lire la Bible.


Nettoyé : il a aussi besoin qu’on l’aide à se défaire de certaines mauvaises habitudes telles que l’occultisme, l’alcoolisme, etc.


Soigné : il faut l’accompagner, l’encourager, le soutenir quand sa foi faiblit devant les épreuves et les déceptions de la vie chrétienne.


Il est évident que cette étape ne peut être négligée. Combien il est important que chaque nouveau converti soit accompagné dans ses premiers pas dans la vie avec Christ. L’apôtre Paul montre qu’il a dû respecter cette étape pour les nouveaux convertis de Thessalonique :

Nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, (1 Th 2.7)


Cette dépendance est normale dans la petite enfance, c’est-à-dire dans les premiers temps qui suivent l’expérience de la nouvelle naissance, mais cela devient inquiétant si elle demeure indéfiniment.


Le besoin de dépendance après plusieurs années de conversion est un signe que la croissance fait défaut chez un croyant. S’il a encore besoin qu’on le prenne par la main pour, par exemple, lire sa Bible, alors il y a une carence dans sa croissance spirituelle...


2. L’égocentrisme

On dit que quelqu’un est égocentrique lorsqu’il est tourné vers lui-même, qu’il ne songe qu’à sa satisfaction personnelle. L’enfant réagit ainsi : ne compte que ce qui contribue à son bien-être et lui évite tout malaise.

Quand il n’est pas nourri lorsqu’il le désire, il crie et pleure. Si on ne lui donne pas ce qu’il veut, il crie et pleure. Si un autre enfant prend son jouet, il crie et pleure (ou frappe !). S’il se fait le moindre mal, il crie et pleure.


De la même façon, dans le domaine spirituel, le nouveau converti pense principalement à lui : être édifié par les réunions d’église, être nourri par les enseignements, vivre de nouvelles expériences, être entouré par les autres croyants.


S’il ne reçoit pas ces choses, il se plaint, se décourage, et menace de tout abandonner. Pour contrer cette attitude égocentrique, la Bible nous rappelle ce vers quoi nous devons tendre dans Ph 2.4:


Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.


3. L’immaturité émotionnelle

L’enfant dépend énormément de son ressenti, soit de ses émotions qui doivent sans cesse être satisfaites. Si les câlins maternels lui font défaut, il est malheureux.


S’il n’est pas l’objet d’attention constante, il peut devenir capricieux. Son humeur est presqu’exclusivement dépendante des circonstances : si tout va dans son sens, il est tout heureux, mais si rien ne se produit comme il l’a décidé, il réagit négativement.


Le nouveau converti dépend aussi de ses états d’âme et de l’atmosphère autour de lui. Il lui manque cette maturité qui est le propre de ceux qui sont spirituellement adultes.


Il se repose beaucoup sur les circonstances de sa vie qui doivent coïncider avec ses désirs et sa nouvelle foi. Si elles ne vont pas dans le sens qu’il veut, il est découragé et en veut à Dieu.

Il n’a pas compris que la marche avec Dieu est une marche « par la foi », et qu’il faut se détacher des circonstances extérieures et des émotions instables. L’apôtre Paul le dit de la façon suivante dans 2 Co 4.16-18 Le Semeur :


16 Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour.


17 En effet, nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent.


18 Et nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les réalités encore invisibles. Car les réalités visibles ne durent qu’un temps, mais les invisibles demeureront éternellement.


Bien sûr, cette attitude est le fruit d’un apprentissage, donc d’une croissance. Elle ne nous tombe pas dessus du jour au lendemain.


C’est au travers des difficultés que nous apprenons, petit à petit, à diriger notre attention sur les choses invisibles du royaume de Dieu. Il faut donc grandir. Il faut croître. Si nous restons au stade de l’enfance, nous ne pourrons pas vivre ce que dit Paul ici.


A bientôt pour la suite...

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