LA PUISSANCE DE LA LOUANGE

J’attire votre attention sur un étrange verset, il s’agit de 2 Co 10.4 : Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Pourquoi est-il étrange ? Parce qu’il est question d’armes... Mais je vous rassure, ce n’est pas un appel à la violence, car Paul fait référence à des armes spirituelles, raison pour laquelle il précise qu’elles ne sont pas charnelles.

Il est important d’explorer les armes spirituelles que Dieu nous a données pour vaincre l’ennemi de nos âmes. Ces armes possèdent une puissance qui vient de Dieu, et nous devons apprendre à les utiliser. Une de ces armes, c’est la puissance du sang de Jésus. Sachez que le diable fera tout pour vous détourner de cette révélation, en vous amenant sur le terrain de la logique et de la religion. Si vous êtes un lecteur de la Bible, vous noterez que le Nouveau Testament est rempli d’affirmation concernant l’efficacité du sang de Christ, ce qui est la preuve que les premiers chrétiens proclamaient ce qui leur appartenait grâce au sang de Jésus.


Une autre arme que nous devons apprendre à manier, c’est la puissance de la louange. Ce que beaucoup de croyants semblent ignorer ou oublier, c’est que la louange possède une double face, comme une pièce de monnaie. D’un côté, la louange est le protocole que nous devons observer pour nous approcher de Dieu et révérer sa présence, afin de nous présenter devant son trône, comme le déclare le Ps 100.4 : Entrez dans ses portes avec des louanges, Dans ses parvis avec des cantiques ! Célébrez-le, bénissez son nom !


Cela signifie que lorsque nous voulons entrer dans la présence de Dieu, nous devons le faire avec révérence, en le louant, en le célébrant, en exprimant notre affection pour le Seigneur. Savez-vous que dans l’Ancien Testament, il était interdit de se présenter devant Dieu sans lui offrir quelque chose, car nous lisons dans De 16.16 : On ne paraîtra point devant l’Eternel les mains vides. Il fallait toujours amener une offrande ou un sacrifice, c’était le protocole incontournable pour tous ceux qui souhaiter s’approcher de Dieu.


Dans le nouveau Testament, les sacrifices sont d’une autre nature, mais nous devons quand même les offrir selon Hé 13.15 : Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Merci Seigneur que nous n’avons plus besoin de sacrifier un animal pour venir devant Dieu. Ce sacrifice sanglant a déjà eu lieu une fois pour toute, lorsque Jésus s’est offert pour nous sur la croix. Cependant, cela ne nous dispense pas d’offrir des sacrifices, mais ceux-ci consistent en louange et actions de grâces.


Si d’un côté, la louange est un protocole d’approche de la présence de Dieu, d’un autre côté, la louange est une arme redoutable contre le royaume des ténèbres, lorsque nous louons sincèrement le Seigneur. Regardez ce que dit le Ps 149.6-9 :

6 Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche, Et le glaive à deux tranchants dans leur main,

7 Pour exercer la vengeance sur les nations, Pour châtier les peuples,

8 Pour lier leurs rois avec des chaînes Et leurs grands avec des ceps de fer,

9 Pour exécuter contre eux le jugement qui est écrit ! C’est une gloire pour tous ses fidèles. Louez l’Eternel !


Notons l’aspect « guerrier » de la louange : elle exerce la vengeance, elle lie (c’est-à-dire réduit à l’impuissance) et exécute le jugement de Dieu. Cela se produit dans le domaine spirituel, alors que la louange s’exprime dans la sphère naturelle. Quand le croyant s’approche de Dieu en le louant, Dieu déclenche sa puissance contre les forces démoniaques qui s’étaient levées contre son enfant. Ce n’est pas celui qui loue qui combat le royaume des ténèbres, c’est Dieu...

Ps 18.4 : Je m’écrie : Loué soit l’Eternel ! Et je suis délivré de mes ennemis.


Don Gossett a dit que nous devons choisir entre vivre dans la rue des lamentations ou l’avenue de la louange. Nous aurons toujours de nombreuses raisons de nous lamenter, mais si nous louons, les miracles seront plus nombreux. Toutefois, nous devons louer Dieu, non pour obtenir des miracles, mais parce que nous l’aimons.


Pourquoi la louange est-elle à la fois un protocole de révérence de Dieu et une arme redoutable pour vaincre le royaume des ténèbres ? La réponse est dans le Ps 22.4 qui affirme : Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d’Israël. Dans ce verset, David semble tout d’abord déclarer l’inaccessibilité du Dieu Saint, mais tout de suite après, il rappelle que le Dieu Saint vient demeurer au milieu des louanges de son peuple. En d’autres mots, alors que nous révérons la présence et la personne de Dieu, en nous approchant sincèrement de lui et en lui offrant notre louange, sa présence vient jusqu’à nous et détruit les forces démoniaques qui tentent de nous asservir.


Nous avons deux belles illustrations de ce double principe de protocole de révérence de Dieu et d’arme redoutable pour déclencher la puissance de Dieu contre les attaques de Satan. Tout d’abord, nous trouvons le récit d’une attaque féroce dont a été victime le royaume de Juda, dans 2 Ch 20.1 : Après cela, les fils de Moab et les fils d’Ammon, et avec eux des Maonites, marchèrent contre Josaphat pour lui faire la guerre.


Trois peuples ont formé une coalition pour attaquer Juda et le roi Josaphat. Il s’agit de l’image du royaume des ténèbres qui mobilise ses forces démoniaques pour s’en prendre aux croyants et détruire leur foi. Après avoir cherché Dieu dans le jeune et la prière, et avoir reçu de lui la promesse de la victoire, le roi Josaphat décida de se rendre sur le champ de bataille avec son armée, mais en l’organisant d’une façon spéciale, car nous lisons dans 2 Ch 20.20-21 :

20 Le lendemain, ils se mirent en marche de grand matin pour le désert de Tekoa. A leur départ, Josaphat se présenta et dit : Ecoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l’Eternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez.

21 Puis d’accord avec le peuple, il nomma des chantres qui, revêtus d’ornements sacrés, et marchant devant l’armée, célébraient l’Eternel et disaient : Louez l’Eternel ! car sa miséricorde dure à toujours !


Nous voyons que les chantres et les louanges précédaient l’armée des soldats équipés pour le combat sur le terrain. C’était une stratégie inhabituelle, mais Josaphat devait probablement se souvenir du Ps 22.4. Il savait que la seule façon pour eux de surmonter cette épreuve, était de permettre à la présence de Dieu de se manifester au milieu de son peuple. Le résultat de cette stratégie inspirée par le psaume de David, se trouve dans 2 Ch 20.22-24 :

22 Au moment où l’on commençait les chants et les louanges, l’Eternel plaça une embuscade contre les fils d’Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, qui étaient venus contre Juda. Et ils furent battus.

23 Les fils d’Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séir, ils s’aidèrent les uns les autres à se détruire.

24 Lorsque Juda fut arrivé sur la hauteur d’où l’on aperçoit le désert, ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c’étaient des cadavres étendus à terre, et personne n’avait échappé.


L’expression « L’Eternel plaça une embuscade contre » est traduite dans la Bible Juive complète de David H. Stern par « Adonaï déclencha une attaque surprise contre », ce qui indique la soudaineté et le caractère inédit de l’évènement. Ce qui s’est passé alors était surnaturel : à partir du moment où les louanges commencèrent, Dieu en personne est intervenu et a fait de telle sorte que les trois peuples qui avait fait coalition, se détruisent mutuellement, sans que Juda ait eu à combattre. Ainsi, nous voyons d’un coté la mise en place du protocole de la révérence de la présence de Dieu, et simultanément, d’un autre côté, la manifestation de cette même présence par Dieu, comme une arme afin de détruire l’attaque ennemie.


La seconde illustration concerne Paul est Silas qui ont été mis en prison parce qu’ils avaient apporté la délivrance à une jeune fille possédée d’un démon. Ils ont été battus et jetés dans une obscure cellule, les pieds enfermés dans un bloc en bois. Nous en avons déjà parlé dans un article précédent, mais j’aimerai y revenir aujourd’hui afin de vous montrer l’importance de la louange dans l’intervention de Dieu en faveur de ses serviteurs. Lisons dans Ac 16.23-26 :

23 Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement.

24 Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds.

25 Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient.

26 Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés ; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus.


Face à leur situation désastreuse, Paul et Silas ont choisi l’avenue de la louange plutôt que la rue des lamentations, pour reprendre les expressions de la citation de Don Gosset. Par la foi, ils se sont mis à prier et à chanter pour louer Dieu, sans savoir ce qui allait se passer. Ils ont eux aussi expérimenté la louange comme un protocole de révérence et une arme redoutable qui amenèrent la manifestation de la présence et de la puissance de Dieu au sein même de leur prison.


Alors que d’un point de vue naturel, ils n’avaient aucun contrôle sur la situation, Dieu a fait tout à coup irruption dans leur prison en faisant trembler le lieu et en brisant toutes les chaînes. L’ennemi qui voulait les détruire était vaincu ! Ce récit d’Ac 16 nous apprend trois vérités importantes sur la louange :


1) Selon Hé 13.15, la louange est réellement un sacrifice, c’est-à-dire qu’elle nous coûte quelque chose. A Paul et Silas, cela leur a coûté de renoncer à la logique, car il n’est pas logique de louer Dieu lorsqu’on est maltraité pour avoir bien agi ! Et pourtant, c’est bien ce qu’ils ont fait.


2) La louange est une décision, et non un sentiment. Certainement Paul et Silas ne sentaient pas dans leur chair le désir de louer Dieu, mais ils ont décidé de le faire, parce qu’ils savaient que c’était la meilleure façon d’amener la présence de Dieu au milieu d’eux.


3) La louange demande une expression qui passe principalement par la prière et le chant. Si l’attitude de louange doit caractériser notre cœur, il est nécessaire qu’elle s’extériorise par la ferveur de nos prières et de nos chants.


Gardons à l’esprit les deux choses suivantes :

1) Nous ne louons pas pour vaincre les attaques de l’ennemi, nous louons pour révérer la présence de Dieu, et c’est cette présence qui met en fuite l’adversaire. Notre motivation dans la louange doit être pure : Dieu seul en est l’objet et le sujet.


2) La louange est autant une expression individuelle que collective. Le chrétien doit apprendre à louer Dieu aussi bien lorsqu’il est seul, que lorsqu’il se trouve au milieu de ses frères et sœurs en Christ.

Ps 7.18 : Je louerai l’Eternel à cause de sa justice, Je chanterai le nom de l’Eternel, du Très-Haut.


Notons que David dit : « je louerai » et « je chanterai », ce qui prouve que la louange doit être pratiquée lorsqu’on est seul. Chantez-vous quand vous êtes seul devant Dieu ? Au début, vous pouvez être gêné, mais faites-le et vous verrez....

Ps 109.30 : Je louerai de ma bouche hautement l’Eternel, Je le célébrerai au milieu de la multitude.


Ce verset décrit la louange au milieu de l’Eglise : notons que cette louange collective est composée de louange individuelle, ce qui indique que chaque croyant doit s’impliquer dans la louange quand l’Eglise se réunit. Trop de croyants louent par procuration : ce sont les autres, autour d’eux qui louent pour eux, parce qu’ils sont trop timides pour s’exprimer, ou alors ils n’en n’ont pas envie pour diverses raisons...


Le mot « hautement » dans notre verset signifie « avec force et abondance ». S’il y a une attitude que nous devons avoir quand nous sommes dans la louange, c’est la ferveur avec laquelle nous offrons à Dieu notre sacrifice de louange. C’est ce que signifie le Ps 138.1 : Je te célèbre de tout mon cœur, Je chante tes louanges en présence de Dieu.


Si nous voulons voir la puissance de la louange porter des fruits dans notre vie, nous devons louer Dieu de tout notre cœur... Quelle sera notre décision ? Faisons de 2021 une année de louange fervente envers notre Seigneur qui reste sur le trône, quoiqu’il arrive. Que le Seigneur vous fortifie et manifeste sa glorieuse présence dans votre vie alors que vous vous appliquez à le louer.


A bientôt...



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