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COMMENT DIEU S’APPROCHE DE NOUS

Ja 4.8 : Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous.

Nous avons dit qu’au cœur de l’adoration, il y a cette approche entre l’adorateur et Dieu, dans laquelle doivent se trouver les notions de désir et de délices. C’est pourquoi l’adorateur s’approche de Dieu dans une attitude de foi, de révérence, de louange, de prière, de méditation, etc. Mais la question est : comment Dieu s’approche-t-il de nous ? Si nous voulons comprendre comment se produit cette approche mutuelle entre Dieu et l’adorateur, nous avons besoin de deux choses :

1. Connaître la différence entre l’omniprésence de Dieu, et la manifestation de sa présence.

Le premier terme désigne la présence illimitée de Dieu, ce qui signifie qu’en tant que Dieu, il est partout en même temps, et que rien ni personne ne peut se soustraire à sa présence. Il est autant dans les lieux les plus souillés, que ceux qui sont purs, sans que cela l’affecte aucunement. C’est de cela dont a parlé le roi David quand il a dit dans le Ps 137-7-8 :

7 Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ?

8 Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà.


Le deuxième terme se réfère à la révélation de la présence de Dieu dans un endroit et pour un individu déterminé. Et quand elle se manifeste, cette présence devient tangible, c'est-à-dire perceptible par celui qui en est le bénéficiaire. Beaucoup de croyants croient dans la présence de Dieu, mais la ressente rarement car ils ne savent pas comment se positionner pour qu’elle se manifeste. Nous avons un exemple de cette manifestation de la présence divine, et de ce qui l’a provoquée, dans Ac 2.37 : Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ?


Le cœur des auditeurs fut touché par la présence manifestée de Dieu lors de la prédication de Pierre qui leur annonçait la Seigneurie de Jésus. Cette présence se révéla par le discours de Pierre, parce que celui-ci venait d’être rempli du Saint-Esprit, et qu’il proclamait l’évangile du Seigneur. Oh, combien est précieuse la Parole de Dieu pour déclencher la présence manifeste du Seigneur ! Nous en avons un autre exemple d’une telle démonstration, un peu plus loin, dans Ac 10.44 : Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.


Quelle plus belle manifestation de la présence divine pouvons-nous avoir que celle qui est décrite ici : le Saint-Esprit descendit sur tous ? Et nous pouvons noter ce qui en fut à l’origine : ceux qui écoutaient la parole ! J’attire votre attention sur le rôle que joue le Saint-Esprit dans ces exemples de la manifestation de la présence de Dieu, ce qui nous conduit à notre second point :


2. Avoir une juste perception de la Trinité.

Nous voici face à une notion complexe de la foi chrétienne. Elle est même quelques fois rejetée par des croyants sincères qui ont du mal à la réconcilier avec le principe de l’unité de Dieu. Essayons de poser une fondation qui nous permettra de renouer avec cette mystérieuse notion.


Tout d’abord, le mot Trinité sert à désigner une réalité transcendante, et ce n’est pas le mot en lui-même qui est important, mais la vérité qu’il véhicule. Il n’y a rien de sacré dans ce mot, il sert juste à transmettre une notion. Il y a dans le langage théologique, des expressions qui ne se rencontrent pas dans les Ecritures, mais qui sont utiles pour signaler un ensemble de vérités bibliques : Ecclésiologie (étude de l’église), Pneumatologie (étude du Saint-Esprit), Théophanie (apparition de Dieu), etc. C’est la même chose concernant la Trinité : il a simplement un rôle indicatif, et rien de plus.


Mais pourquoi parle-t-on de « trois personnes » lorsqu’on se réfère à la Trinité ? Ne serait-il pas plus sage de parler de trois manifestations d’une seule personne ? Ne pourrait-on pas dire que le Dieu unique a choisi de se révéler tantôt sous la forme du Père, tantôt sous la forme du Fils, et tantôt sous la forme du Saint-Esprit ? Désigner ces trois manifestations par l’expression « personne », cela ne nous conduit-il pas à adorer trois dieux, nous transformant ainsi en polythéistes ?


Je crois qu’il serait nécessaire d’apporter une précision importante sur l’utilisation du mot Trinité : il sert à décrire non pas l’être ou l’essence divine, mais plutôt comment Dieu existe, comment il fonctionne en tant que personne et établit des relations avec les autres. Mais cette simple précision soulève à son tour deux questions :


a) Quand on parle de l’essence ou de l’être de Dieu, à quoi se réfère-t-on exactement ? Ce sont des mots qui servent à désigner la nature divine, telle qu’elle est partagée également par les trois personnes de la Trinité, possédant chacune les attributs divins.


b) Que veut-on dire par le mot « personne » ? Il indique une distinction d’existence dans l’essence ou la nature divine. Cela signifie qu’il y a chez Dieu trois modes d’existence séparées, raison pour laquelle on parle de personnes distinctes. Ces trois personnes ne sont pas trois manifestations d’une personnalité unique, mais trois modes d’existence séparées et en même temps profondément unies. Ces trois personnes différent l’une de l’autre, et chacune est douée d’une fonction propre à sa personnalité.


Comment pourrions-nous décrire le fonctionnement de Dieu ? La meilleure réponse que nous pourrions donner, c’est que Dieu est principalement « relationnel », c’est-à-dire qu’il existe dans une constante communauté. Dieu n’existe pas en dehors d’une relation intime profonde d’amour avec une autre personne. La notion même de « personne » dénote la relation, la capacité de connaître et d’être connu, d’aimer et d’être aimé. Être une personne, signifie que l’on peut établir une relation avec quelqu’un d’autre, s’unir à lui tout en étant distinct de cet autre. On est donc en droit de se demander si Dieu peut exister en dehors de la Trinité ? Si nous prenons la Bible au sérieux, nous ne pouvons que répondre par la négative à cette question.


La Bible commence par la Trinité, pour ensuite parler de l’unité (cf. Ge 1.1). C’est ce que nous devons aussi faire si nous voulons comprendre notre relation avec Dieu. La doctrine de la Trinité nous présente Dieu comme vivant dans une communion d’amour éternel – Père, Fils et Saint-Esprit – avant même que l’univers soit créé ; et c’est cette caractéristique de son mode d’existence qui le rend désireux d’établir une relation avec l’être humain, qu’il a créé à son image. A ce propos, si l’homme a été créé à l’image de Dieu, c’est afin de pouvoir entrer en relation avec lui, caractéristique que ne possèdent pas les animaux...


Nous allons maintenant passer en revue quelques grands textes qui nous signalent la réalité de la Trinité chez Dieu. Nous ne pourrons pas les voir tous, nous n’en sélectionnerons que trois. Nous observerons la forme de la Trinité, c'est-à-dire comment les trois personnes interagissent entre elles. Nous découvrirons que cette relation n’est pas statique, mais qu’elle change au gré des besoins, pour employer un langage humain. Et c’est par la compréhension de cette relation dynamique des différentes personnes de la Trinité, que nous saisissons mieux comment Dieu devient l’objet de désir et de délice dans l’adoration. Voici le premier grand texte trinitaire.


1) LA CREATION

Trois personnes distinctes peuvent être vues dès le premier livre de la Bible, lorsqu’il est fait référence à l’œuvre de la création, et ce n’est certainement pas un hasard s’il en est ainsi. Lisons dans Ge 1.1-3 :

1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

2 La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au–dessus des eaux.

3 Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.


Le mot Dieu du verset premier est au pluriel dans l’original, ce qui indique non pas un pluriel de majesté (une notion apparue à une époque où les théologiens vivaient au sein d’une monarchie, et où il était courant que les monarques parlaient d’eux à la première personne du pluriel : « nous voulons, nous déclarons, etc. »), mais une pluralité de personnes. C’est pour cette raison que nous avons dit précédemment que la Bible commence par la Trinité (Dieu au pluriel), avant de révéler l’unité divine (créa). La présence de l’Esprit est clairement indiquée dans le verset deux, et celle du Fils au verset trois, quand Dieu dit, c'est-à-dire dans la parole créatrice. Ge 1.26-27 déclare :

26 Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.


L’activité commune de la Trinité est également vue dans l’apothéose de la création, lorsque Dieu créa l’homme. Il précise : à notre image, ou selon notre ressemblance. S’il ne dit pas « à mon image » ou « selon ma ressemblance », c’est afin d’indiquer la présence d’une pluralité de personnes. Passons au second grand texte trinitaire.


2) LE BAPTÊME DE JESUS

Le baptême de Jésus est une étape capitale de son ministère : il marque son entrée sur la scène publique, ainsi que la confirmation de l’appel de Dieu en ce qui concerne sa mission de sauveur de l’humanité. Nous lisons dans Mt 3.16-17 :

16 Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui–ci est mon Fils bien–aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.


La clarté de l’image est indéniable encore une fois. Nous avons bien là trois personnes distinctes, chacune tenant un rôle différent : le Fils se fait baptisé par soumission au plan divin, l’Esprit de Dieu descend sur lui pour le revêtir, et le Père témoigne de son approbation en faisant entendre sa voix depuis le ciel. A aucun moment Jésus ne se « dédouble » pour venir sur lui-même sous la forme d’une colombe, et encore moins, utilise-t-il des dons de ventriloquie pour se parler à lui-même. Non, il s’agit de trois personnes coopérant dans une scène unique !


Mon ami et collaborateur dans l’œuvre de Dieu porte le même prénom que moi : Eric. Quand je l’appelle au téléphone, je commence habituellement ainsi : « Allo Eric ? Bonjour, c’est moi Eric ! Comment vas-tu ? ». A la fin de notre conversation, il ne va pas trouver son épouse pour lui dire : « Écoute, il vient de m’arriver quelque chose d’incroyable : je me suis téléphoné moi-même !... Figure-toi que le téléphone sonne, et quand je décroche, j’entends : Allo Eric ? Bonjour, c’est Eric… Je suis stupéfait de m’être téléphoné moi-même ! »


Vous vous doutez bien que cela ne se passe pas ainsi, car si c’était le cas, son épouse aurait raison de s’inquiéter. Ce n’est pas parce que nous portons le même prénom, que nous sommes une seule et même personne. Nous sommes bien distincts l’un de l’autre. De la même façon, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, et le Saint-Esprit est Dieu, toutefois ils sont des personnes distinctes l’une de l’autre, agissent séparément quand cela est nécessaire, tout en restant profondément unie dans une même volonté. Passons maintenant au troisième grand texte trinitaire.


3) LA CRUCIFIXION DE JESUS

La vérité que nous avons trop souvent tendance à oublier, c’est que la Trinité a coopéré dans le sacrifice de la croix, et que cela ne fut pas la seule prérogative de Jésus. He 9.14 dit : combien plus le sang de Christ, qui, par un Esprit éternel, s'est offert lui–même sans tache à Dieu, purifiera–t–il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Il y a trois points à considérer dans l’œuvre de la croix :


1. C’est le Père qui le premier a fait don de son Fils, afin qu’il meurt pour le salut des pêcheurs. L’épître aux Romains nous en parle avec des mots forts, comme dans Ro 8.32 : Lui, qui n'a point épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera–t–il pas aussi toutes choses avec lui ? Le verbe traduit par « livré » signifie « mettre entre les mains d’un autre pour être tourmenté ». Cela montre que le Père a donné le Fils afin qu’il subisse la crucifixion. Le Père ayant livré le Fils, l’a donné afin qu’il subisse pleinement la peine de nos fautes. Nous devons comprendre que le sacrifice de la croix fut premièrement le sacrifice du Père qui accepta d’offrir le Fils pour une mort ignominieuse, afin de nous sauver de nos péchés.


2. Ensuite, c’est le Fils qui s’est offert volontairement et librement en sacrifice pour accomplir le plan de la rédemption, prévu dès avant la création du monde. En parlant de sa vie, Jésus dit dans Jn 10.18 : Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi–même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. Même s’il est vrai que le Père livra son Fils en sacrifice, il ne l’a pas fait sans le consentement de ce dernier. Jésus déclare sans hésitation que personne ne lui prend sa vie, comme s’il était une pauvre victime, mais qu’il la donne par un acte de décision personnelle, en accord avec les autres personnes de la Trinité.


3. Et enfin, le Saint-Esprit joua lui aussi un rôle déterminant dans le sacrifice de la croix, car c’est lui qui permit au Fils d’offrir sa vie sans tâche au Père, à l’heure la plus sombre de la rédemption. Mt 27.45 déclare : Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre. Cet évènement fut l’accomplissement d’une prophétie dans Am 8.9-10 :

9 En ce jour-là, dit le Seigneur, l'Eternel, Je ferai coucher le soleil à midi, Et j'obscurcirai la terre en plein jour ;

10 Je changerai vos fêtes en deuil, Et tous vos chants en lamentations, Je couvrirai de sacs tous les reins, Et je rendrai chauves toutes les têtes ; Je mettrai le pays dans le deuil comme pour un fils unique, Et sa fin sera comme un jour d’amertume.


Dieu avait annoncé plusieurs centaines d’années auparavant, qu’il perdrait un fils unique, et que ce serait un jour d’amertume. Ainsi le Père livra le Fils, le Fils s’offrit de lui-même, mais tout fût fait par l’Esprit Eternel, qui garantît l’efficacité du sacrifice.


Que dire d’autre, si ce n’est que le Père ressuscita le Fils par la puissance du Saint-Esprit ? Et par cette même puissance le fit monter au ciel et le fit s’assoir à la droite de son trône. Ainsi, dès le début, Il n’y a rien qui ne fût accompli sans l’interaction des trois personnes de la Trinité pour que nous soyons créés et sauvés. Mais en quoi tout cela concerne-t-il l’adoration, et la satisfaction qu’elle procure, tant pour Dieu que pour nous ? C’est ce sur quoi nous réfléchirons dans le prochain article.


A bientôt...



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