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LE PLUS BEAU NOM DE DIEU

Pendant plusieurs semaines, nous nous sommes penchés sur les sept Noms d’alliance de Dieu, tels qu’ils nous sont communiqués au fil de l’Histoire de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, j’aimerais que nous nous tournions vers le Nouveau Testament pour y découvrir le plus beau Nom de Dieu, celui qui a été révélé par le Seigneur Jésus-Christ peu de temps avant sa mort. Nous lisons dans Jn 17.6 ; 20 :

6 J’ai fait connaître ton Nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole…

26 Je leur ai fait connaître ton Nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux.

La grande question est de savoir quel Nom Jésus a-t-il utilisé pour désigner Dieu ? Une lecture même superficielle de l’ensemble des évangiles, nous permet de découvrir deux détails importants. Tout d’abord, Jésus n’a jamais utilisé les Noms d’alliance que nous avons étudiés précédemment. Pas une fois, il n’a appelé Dieu : YAHVE RAPHA, ou YAHVE TSIDKENU ou une autre appellation de ce genre. Ensuite, Jésus n’a utilisé qu’un seul mot lorsqu’il voulait désigner Dieu : PERE !


La conclusion s’impose d’elle-même : le Nom que le Christ a révélé lors de son ministère parmi les hommes, celui que nous appelons le plus beau Nom de Dieu, c’est celui de PERE. Le peuple hébreu ne l’avait jamais connu sous ce Nom. Ce fut une véritable révolution que Jésus provoqua quand il désigna Dieu de cette façon. Mais quelqu’un pourra objecter que dans l’Ancien Testament, Dieu est parfois identifié comme père, ou désigné comme possédant des instincts paternels. C’est par exemple le cas dans Je 3.1.9 : Car je suis un père pour Israël, Et Ephraïm est mon premier–né.


Mais il s’agit ici d’une image et non pas d’un Nom personnel. Le mot dépeint l’attitude de Dieu envers son peuple, et non sa relation avec lui. C’est dans la même optique que nous devons lire les passages où Dieu se présente comme l’époux d’Israël, comme par exemple dans Es 54.5 : Car ton créateur est ton époux : L’Eternel des armées est son nom ; Et ton rédempteur est le Saint d’Israël : Il se nomme Dieu de toute la terre.


Dieu ne donne pas ici un de ses Noms, mais décrit une attitude ou une position qu’il adopte pour traiter avec Israël. Il veut lui signifier qu’il l’aime et ne le rejette pas, et en même temps l’assurer de sa fidélité. Cela est confirmé par la suite du texte dans les v.6-8 :

6 Car l’Eternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu.

7 Quelques instants je t’avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t’accueillerai ;

8 Dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, Mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l’Eternel.


Globalement, ni les Ecritures ni les hébreux, jusqu’à la venue de Jésus, n’appellent Dieu par le Nom de PERE. Pour eux, Dieu était le puissant et majestueux créateur, le maître, mais ils n’avaient pas avec lui une relation filiale intime. Et voici qu’apparaît Jésus qui nomme constamment Dieu « PERE ». Uniquement dans l’évangile selon Jean, il utilise ce mot plus de cent cinquante fois. Non seulement il appelle Dieu son Père, mais il déclare être UN avec le PERE – raison pour laquelle les juifs le haïssaient. Voici ce que nous lisons dans Jn 10.30-31 :

30 Moi et le Père nous sommes un.

31 Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider.


Jn 5.18 : A cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui–même égal à Dieu.

Très tôt, Jésus a eu conscience de cette relation spéciale qu’il entretenait avec Dieu, au point où il déclarait à l’âge de douze ans : Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? (Lu 2.49). Plus tard, lorsqu’il donna des instructions sur la prière, il indiqua à ses disciples qu’il fallait s’adresser à Dieu comme à un père : Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié… (Mt 6.9). Ce qui est intéressant de noter, c’est que Jésus déclare que PERE est le NOM qui doit être sanctifié, ou déclaré comme saint.


Nous trouvons ici le sens profond de la venue du Jésus : faire connaître aux hommes la paternité de Dieu en le nommant volontairement PERE. Il voulait qu’ils sachent que Dieu n’est pas le Dieu lointain et inaccessible des diverses religions, même du judaïsme, mais qu’il est un PERE aimant, proche de ses enfants, et désireux de leur venir en aide. Si nous considérons le Nouveau Testament, nous découvrons que Dieu est désigné en tant que PERE par différentes expressions : « Père Céleste » (Mt 5.48), « Père Saint » (Jn 17.11), « Père des Miséricordes » (2 Co 1.3), « Père des esprits » (He 12.9), « Père des lumières » (Ja 1.17), etc. Ce qui ressort de tout cela, c’est que Dieu, malgré la diversité des aspects de sa réalité transcendante, demeure notre Père.


La notion de Dieu en tant que Père, doit avoir pour nous une signification qu’elle n’avait pas pour les croyants de l’Ancien Testament. Qu’elle est-elle donc ? Qu’est-ce que cela implique pour Dieu d’être notre PERE ? Quatre privilèges me viennent à l’esprit lorsque je pense à Dieu comme à mon Père céleste. Laissez-moi les partager avec vous.


1. ACCES

Le premier privilège qui nous est accordé c’est l’accès, le contact, ou l’approche de la présence de Dieu. Souvenons-nous que dans la religion d’Israël, seul le grand prêtre avait accès à la présence divine, une fois par an, lors de la fête du Yom Kippour. Il y avait tout un cérémonial complexe qui donnait au grand prêtre le droit de pénétrer dans le lieu très saint du Tabernacle ou du Temple, afin d’y offrir le sang du sacrifice pour le pardon des péchés. Mais aujourd’hui, par la foi dans le sacrifice de Jésus, nous pouvons venir en tout temps dans la présence du Père, parce que notre statut de fils, ou de filles nous le permet. C’est ce qu’affirme He 10.19-22 :

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est–à–dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure.


2. COMMUNION

Le deuxième privilège est le résultat logique du premier : ayant accès à la présence du Père, nous pouvons ensuite communier avec lui, c'est-à-dire partager avec lui certaines choses : nos joies, nos peines, nos désirs, nos peurs, etc. Pour reprendre l’exemple du grand prêtre, le jour de expiations il avait certes le droit d’entrer dans le lieu très saint du Temple, mais une fois le sang du sacrifice offert, il ne pouvait pas y rester pour communier avec Dieu, il devait ressortir aussitôt. Ce n’est pas ce qu’on peut appeler une relation filiale...


Quel père ne permettrait pas à son enfant de rester en sa compagnie, si cela était possible ? Et c’est ce que Jésus est venu nous montrer : Dieu est notre Père, et il souhaite notre présence et notre communion aussi fortement, et même plus encore, que nous ne désirons la sienne. Cette communion est le summum de la vie chrétienne, comme semble l’attester l’apôtre Jean dans 1 Jn 1.3 : Or, notre communion est avec le Père…


3. GUIDANCE

Parce que Dieu est notre Père, il souhaite nous guider sur le chemin de la vie. Il l’a fait savoir par ces très belles paroles du Ps 32.8 : Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. Dieu nous a donné la liberté de choisir, mais il nous propose son aide dans les décisions et les directions que nous devons prendre. Il le fait de deux façons : par la sagesse spirituelle que son Esprit nous inspire, et par les circonstances qu’il synchronise pour notre bien. Il faut garder l’équilibre dans ce domaine et ne pas perdre l’harmonie entre notre cœur et notre intelligence.


4. HERITAGE

Et enfin, un privilège à ne pas oublier : Dieu partage avec nous certaines de ses richesses. Il le fait parce que nous sommes ses enfants. Cela signifie que si nous entrons dans une dimension de communion filiale avec Dieu, notre vie s’enrichit dans différents domaines. Ce qui est certain, c’est que nous expérimentons un changement lorsque notre conscience est habitée par la paternité divine. Cet héritage sera différent selon les besoins de chacun, mais le point commun sera le contentement qui émane de la présence du Père. Le contentement dans l’abondance, mais aussi dans la disette. C'est-à-dire que quelque soient les circonstances, il y aura une satisfaction intérieure, laquelle sera le produit de notre profonde intimité avec notre Père céleste. Regardez ce que Paul dit dans Ro 8.16-17 :

16 L'Esprit lui–même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.


Il y a une autre question à laquelle nous devons répondre avant de terminer : en tant que Père, qu’est-ce que Dieu peut faire pour nous, mais qui est différent de sa façon d’agir dans l’Ancien Testament ? Voici les trois réponses les plus évidentes pour moi :


1. IL NOUS DONNE LA VIE

Dans la dimension naturelle, un enfant hérite de la nature matérielle et immatérielle de ses parents : ressemblance physique, caractère similaire, potentiel intellectuel identique, etc. De la même façon, quand nous devenons des enfants de Dieu, nous héritons de lui plusieurs choses : une nouvelle nature qui fait de nous de nouvelles créatures (2 Co 5.17), la vie de Dieu lui-même qui est la vie éternelle (Jn 3.36), et finalement, de nouvelles dispositions qui constituent le fruit de l’Esprit (Ga 5.22-23). Dieu ne nous appelle pas uniquement à une simple croyance, mais à la possession et à l’expérience de la vie divine qui vient de lui.


2. IL NOUS PROTEGE

Le désir naturel de tout père est de protéger ses enfants. Pourquoi en serait-il autrement avec Dieu ? Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus de douleurs, mais plutôt qu’au sein de cette douleur, nous bénéficierons de sa protection et de sa force paternelle. Nous avons tendance à croire que Dieu passe son temps à nous punir, mais en réalité, son plus cher désir c’est de nous protéger et de nous garder. Il est important de savoir qu’aucune circonstance ne pourra nous éloigner de l’amour du Père. Nous pourrions être infidèles et décevoir les autres, mais Dieu ne nous regarde pas comme les hommes nous regardent. Il a sur nous un regard plein de miséricorde et de patience. Il nous assure que rien ni personne ne nous séparera de lui dans Jn 10.28-29 :

28 Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.


3. IL POURVOIT A NOS BESOINS

Quand un homme devient père, il prend soudain conscience d’une nouvelle responsabilité : celle de pourvoir aux besoins de sa famille, laquelle comprend bien évidemment ses enfants. Pourquoi Dieu serait-il différent ? Il est notre Père, et il est au courant de nos divers besoins. Il est essentiel pour notre sérénité que nous apprenions à lui faire confiance et à dépendre de lui de tout notre cœur. Nous devons apprendre à ne pas nous reposer uniquement sur nos capacités humaines, même si celles-ci ne doivent pas être négligées, mais à nous reposer sur la présence de notre Père. Dieu sait exactement quels sont nos besoins, et il sait y pourvoir en temps et lieux voulus ! Voyons de quelle manière Jésus a décrit cet aspect de notre Père dans Mt 6.30-32 :

30 Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira–t–il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ?

31 Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ?

32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.


Et Dieu notre Père fait beaucoup plus pour nous ! Il serait impossible de tout dire… Mais que ces quelques vérités nous rappellent combien est grand notre privilège de le connaître sous ses Noms d’Alliance et sous son Nom de PERE. Quand ces notions deviennent vraies dans notre cœur, alors nous devenons de vrais adorateurs, car nous avons puisé à la source même en apprenant à connaître Dieu par ses Noms. C’est probablement à cela que Jésus faisait allusion lorsqu’il a dit à la Samaritaine dans Jn 4.22 : Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons... Connaître le plus beau Nom de Dieu, le nom de Père, et entrer dans une communion intime avec lui, fera de nous les adorateurs que Dieu cherche.


A bientôt...


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